‹ Essai sur la responsabilité pénale en général et plus particulièrement dans ses rapports avec l'hypnotismeChapitre 32 sur 38 · LEE · texte numérisé non relu

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l'irresponsabilité, en dépit de ces principes incar-

nés.

Donc, cette étude de l’hypnotisme (1) nous donne pour ainsi dire le moyen de couronner notre modeste travail par l'affirmation de cette grande vérité, que nous avions déjà inscrite en tête de cet opuscule : dans tous nos actes juridiques ou pénaux, nous trouvons {a conscience intelligente des motifs de notre activité et notre liberté d'agir.

Telle est notre conviction sincère, profonde, véritable. Puissions-nous la faire communiquer à nos lecteurs. On s’évertue à garantir l’atmosphère (a dit quelque part le savant Bernheim) contre les microbes infectieux qui détruisent la santé phy-

sique; on laisse se répandre dans les foules, des

sujet comme irresponsable. Mais le philosophe ou le juriste arrive toujours, par l'analyse, à découvrir ces parcelles de responsabilité.

(1) « ll n'y a pas d'hypnotisme, dit M. Bernheim; il n'y a pas d'état spécial méritant ce nom ; il n'y a que des sujets suggestibles plus ou moins, auxquels peuvent être suggérés des idées, des actes, des hallucinations. Certains états d'âme susceptibles de se produire spontanément ou d’être provoqués peuvent exalter cette suggestibilité. » (Op. cit.). :

Toute la théorie si savante et si vraie de l’école de Noncy tient dans ces quelques lignes.

idées malsaines et pernicieuses, microbes moraux qui créent des épidémies de maladies morales.

Signaler aux législateurs ce danger, éclairer ces faits à la lumière de la psychologie, est-ce sortir de notre rôle? N'est-ce pas étudier la responsabilité pénale dans ses rapports avec l'hypnotisme ?

Dans cet exposé très sommaire, nous avons voulu esquisser l'immense cadre que comporte la question, si on l'envisage, tel qu’il nous apparait,

dans toute l'étendue de son horizon.

Eclairer les faits pénaux les plus obscurs à la lumière de la psychologie : telle a été notre constante préoccupation, dans toutes ces études.

Nous croyons être parvenu à nos fins et nous pouvons, à l'aurore du vingtième siècle, à une époque où la science dédaigne trop souvent la philosophie, proclamer bien haut, au nom de la

science elle-même, que les vieilles formules de

Socrate et de Platon constituent encore les guides les plus sûrs dans la recherche de la responsabilité. Disséquez l'âme des sujets, vous y trouverez

toujours la conscience, la raison et la liberté !

Vu :

J. PERCEROU.

Vu : Le Doyen de là Faculté de Droit de l'Université de Dijon, E. BAILLY.

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