‹ Essai sur la responsabilité pénale en général et plus particulièrement dans ses rapports avec l'hypnotismeChapitre 5 sur 38 · ROUE · texte numérisé non relu

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tribunal, chaque cour criminelle ou correctionnelle, ne sont pas seulement des sièges de justice, ils doivent être en outre des cliniques médico-légales. On doit examiner chaque délinquant ou chaque criminel, car qui sait si l’homme, qui est «€ impulsif » comme l’animal, qui n’est plus, selon la vieille école d'autrefois, un être agissant toujours d’une façon personnelle et rationnelle ; qui sait, disonsnous, si cet homme est responsable de tel acte indifférent ou dicté, imposé par des autres êtres et par des conditions physiologiques externes auxquelles il ne peut se soustraire? Qui sait s’il ne doit pas être assimilé, soit aux choses, soit au tigre de la brousse, soit au lion du désert, misérables brutes que la société tue pour se défendre, mais dont on ne peut assurément sanctionner par

la justice la conduite et les méfaits ?

Nous étudierons avec soin l'influence des doctrines modernes sur la responsabilité pénale, ou mieux sur chacun des éléments de cette responsabilité : sur la conscience intelligente de nos motifs d'action et sur la volonté. Ce sera surtout dans l’examen approfondi des crimes passionnels et de l’hypnotisme que nous rechercherons l'influence des causes externes sur la responsa-

bilité.

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