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titue quelque chose d’analogue à ce que le dommage causé produit au point de vue objectif. C’est surtout au dommage causé que la loi proportionne la pénalité, or c’est aussi à la conscience de l'agent que la loi proportionne la responsabilité. L'étiage de la pénalité tient au dommage causé, celui de la responsabilité tient surtout au discer-
nement de l’agent.
Tout acte, selon nous, est la résultante — sauf bien entendu chez les fous — non seulement de la volonté, mais encore de la conscience intelligente d'activité, que les philosophes nomment quelquefois intention.
Ce dernier terme a besoin d’une explication car il a, sous notre plume, une signification toute différente de celle qui lui est donnée par les jurisconsultes, et l’on peut dire, croyons-nous, que l'intention et la volonté donnent lieu à deux concepts bien différents : le concept philoso-
phique et le concept juridique.
En droit, la volonté est le fait pour un agent d'accomplir librement un acte matériel; l'intention est le fait pour cet agent, qui accomplit cet acte matériel, de vouloir, en l’accomplissant, contre-
venir à la loi. L’intention suppose la volonté, ou