Ibid
Tem^oe mépris pour l'éducation ancienne et pour les vieilles mœurs, les jeunes gens s'enthousiasmaient, dit Diodore, pour des nouveautés dangereuses, dont la principale était l'étude dj la rhétorique '. Ceci nous ramène à notre sujet.
LES RHETEURS SICILIENS. — EMPEDOCLE. CORAX
ET TisiAs : LA THEORIE DU Vraisemblable.
Parmi les hommes qui enseignèrent alors pour la première fois l'art de la parole, Aristote cite Empédocle d'Agrigente, et les Svracusains.Çjrax et Tisias'. Sur Empédocle, qu'Aristote, dans son Sophiste^, nommait comme l'initiateur des études de rhétorique en Grèce, on sait peu de chose. Ce qui est établi, c'est qu'il avait joué un rôle important dans la politique intérieure d'Agrigente. Après avoir contribué à la révolution qui détrôna la dynastie de Théron, il prit une part plus active encore aux événements qui la suivirent. Lorsque l'aristocratie d'Agrigente, appuyée sur le Sénat des Dix-Mille, s'elïorçait de reconquérir ses privilèges, c'est lui qui se mit à' la tète du parti populaire; il provoqua l'abolition du Sénat, et, repoussant la tyrannie qui lui était offerte, fit adopter une constitution franche-
1. Dio lore, XI, 80 : l-m/Ax^s y^? SinnyioY'"''' tta^V; xi\ auxorpaviiô'/, xa\
2niT>)^i'j,jidii:iuv hii tT); KxXxxii /.xi 7,-:o'j5iU? 4^10^?,; jjXXiiTovTO.
'■i Dioj^ftiie Liiercp, VIII, 57 : 'AsutotjXt]; ô'?v to) -tjçtïTjî 9l'w rpû^ov 'E i ■:65'»/.Xi» ,5r|TopixTiv i^^zTt, 'l,\m>ixil ôtaXsiCTiy.'iv. Cf. JX,'&. (Juinti.ieil, 111. 1. 1 : m )visse !ilh(iiii circa rlieiocicen Kiiipedocles fertur. Sextiis Ein(iii-icus, Vil, (i. Siiiilas, s. v. Ziîvuv,