‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 112 sur 224 · Voir à. ce sujet Spengel, Zjyr^wfri te/vCIv, p · texte numérisé non relu

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2. [Plutarque], Vie d'Isée, p. 2G1, 12 (Westermann). a. Aristole. Rhétorique, II, 2:3. p. 1399 A.

ippos et de Pamphi Complétons ce trop sec historique en empruntant à Aristote un instructif résumé des progrès de la rhétorique jusqu'à son temps'. Les premiers inventeurs de la rhétorique, dit Aristote, (enTirfJez par là, sans aucun doute' Kmpédocle et Côràx) ne la poussèrent pas très loin. .Mais ils furent suivis d'un nombre infini de rhéteurs, dont les plus renommés^ sont ; Tisias, Thrasymachos et Théodoros. Chacun d'eux recueillait intégralement les observations de ses devanciers, ajoutant à ce fonds commun ses inventions personnelles (c'est ainsi, nous l'avons vu, que l'originalité des Rhétoriques de Théodoros, de Callipposet de Pamphilos consistait surtout en quelque façon inédite de raisonner, en un lieu nouveau mis en lumière). Grâce à ces apports successifs, les manuels étaient devenus des sortes de formulaires e.vtraordinairement riches en préceptes (-at;Oîç).

.\ i 1 1 e Li rs Aristote nous transmet encore de jrécieux renseignements sur le contenu des manuels : « JTous ceux qui jusqu'à ce jour ont écrit sur la rhétorique n'en ont traité qu'une bien petite partie. En efïet tout son art consiste dans les preuves; le reste n'est qu'accessoire. Or ils^ ne disent mot des ehtHyïnfrhës, qui sont comme le corps de la preuve, tandis qLrïïs~s'étendent longuement sur des choses étrangères à leur sujet; car l'invective (siaïsXif;), la compassion, la colère et Tes autres affections de l'âme, tout cela est en dehorsjiu sujet et ne s'adresse qu'aux juges-*. — ... Il est clair que c'est s'écarter de l'objet de la rhétorique que de donner des règles sur l'exorde, sur la narration et sur les autres parties du discours : car tous ces préceptes ne visent qu'à

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