I. .\rist(>l(>. RhéthorUjHe, II, 23, p. V,m
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mettre les juges dans telle ou telle disposition d'esprit. Au contraire, les rhéteurs sont muets sur les preuves artificielles^.. » De ces renseignements il ressort en résumé que la partie du plaidoyer la plus négligée dans ces manuels était la preuve logique, mais que, par contre, l'exorde, la narration, la preuve étrangère à l'art, l'épiTogue (qu'Aristote ne nomme pas, mais auquel il songe évidemment quand il parle des passions) y étaient l'objet de minutieuses et subtiles recherches.
De tous ces traités aucun n'est parvenu jusqu'à nous. Malgré l'autorité de savants tels que L. Spengel ^ et M. Blass^, il me paraît bien difficile en effet de croire que la Rhétorique à Alexandre soit d'Anaximène'*. Ce qui n'empêche pas du reste cette œuvre d'être très ancienne, au moins dans quelques-unes de ses parties. L'auteur anonvme, dans l'épître liminaire à .\lexandre, déclare avoir recueilli ce qu'il avait trouvé de meilleur chez les technographes qui l'ont précédé \ Quelle raison de ne pas le croire? Parmi les parties les plus vieilles de l'œuvre je citerai le chapitre consacré à l'exorde; il nous donne, je pense, une idée assez exacte de ce qu'étaient les manuels de rhétorique vers le milieu du