RECUEILS DE LIEUX COMMMUNS
bu plus ancien recueil de lieux communs, les Exordes et épilogues d'Antiphon, nous avons parlé longuement plus haut. Il n'y a donc pas lieu d'y revenir.
On cite également un recueil d'Exordes de Thrasymachos'. Et peut-être convient-il d'attribuer aussi au même rhéteur une collection d'Epilogues^.
Outre les Té/vat déjà mentionnées, Lysias avait composé des Exercices préparatoires (-xpxr/.tJii), où il étudiait, nous dit Marcellinus, les différences de caractère (i^H) que créent chez les hommes l'âge, la situation de fortune, la profession 3. Cette indication fait tout naturellement songer aux analyses si profondes et si fines qu'Aristote, dans sa Rhétorique, a consacrées au même sujet. Mais entre les deux écrits il y avait une différence essentielle; l'ouvrage de Lysias n'était pas un traité théorique, mais un recueil de modèles (t:-:i ^rp;;.vasjjivct). On ne saurait trop^ein regretter la perte. Du moins est-il intéressant d'entrevoir que l'inimitable vérité morale avec laquelle Lysias fait parler ses clients de tout âge et de toute condition, en particulier les jeunes gens, n'était pas seulement un don naturel, mais