‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 127 sur 224 · Anlidosis, 181, 280. Panalhenaïque · texte numérisé non relu

Anlidosis, 181, 280. Panalhenaïque

5. Panalhenaïque, 2. Evagoras, 0. Cf. le fragm. G de la iéj^vi), éd. Benseler-Blass.

— I9> — parisose', tantôt les détails du st\le, mots poétiques,

exotismes,

des

la variété

contenues dans le mot tcia'. on voit qu'en somme elles constituaient un cours complet de rhétorique.

C'est cette rhétojric[ue qu'il nous faut cssayer maintenant de reconstruire. Quel en était au juste le plan ? Nous .l'ignorons. Un fait certain toutefois, c'est qu'à re,\emple de Platon et d'Aristote, Isocrate ramenait la tâche de l'orateur à trois opérations essentielles : invention, disposition, élocution''. Nous pourrons donc sans anachronisme distribuer notre exposé dans ces cadres.

En ce qui concerne d'abord l'inventioïî^ il faut louer la probité et la ferme raison des principes d'isocrate. A l'inverse des sophistes qui laisaient surenchère de charlatanisme, il n'hésite pas à confesser sur ce point l'impuissance de son art. L'invention, déclare-t-il, est surtout un don naturel. Trouver ce qui est le plus à propos dans chaque cas donné n'est pas affaire de science (è-'.7rr|[rr;) — comment celle-ci embrasserait-elle, en effet, l'inlînie multiplicité des cas particuliers? — mais de conjecture ou d'intuition (2:ça) '. Tout au plus ce don peut-il être développé par la pratique. En dépit de la difficulté de trouver les idées, Isocrate les veut cependant neu\es et n'a\ant pas servi. Les seuls emprunts qu'il admet sont ceux que l'on se fait à soi-même, et seulement dans les discours où l'on vise un but pratique plutôt que la beauté de la forme. Pour son compte, il se

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