Hliiss, ouvr, cité, JI, \>. lOH s
2. Evagorax, 9. Fvagni. (i do la '.i/yr„ vA. Henseler-iJlass. — Toutefois Piilix' les.iiivcrs ('cri vains en |)i'()sc Isocrate fait une ilistiticlion. Aux orateurs épidictiques il porniel un style « plus varié, [ilus lleuri, plus rapproché en un mot de la poésie » {\nlid., 47. Sophistes, 18). Lil)rc aussi à eux de liasarder à l'occasion une niétapliorc, pourvu qu'elle soil amenée avec art et ne détone pas (j;i£- Ta^ipa ari a/./,r,çdi. Frnpin. 6 de la ■zi^r,). Ain.si l'ail Isocrate Ini-niênie : « Il a peu d'images... S'il se i)ei'niet de loin en loin «quelque méta- |)hore ou quelque brève comparaison, c'est que ia force même de la pensée et la netteté l'y conduisent : par exemple, quand il dit que la constitution politique d'une cité en est V (hnc on quand il reproche aux orateurs populaires, toujours occupés du présent, de ne pas laisser après eux de ces mots ijui, « pareils à des oracles », viseraient l'avenir » (Alf. C.roiset, Hisl. de la littéralnre grecque, t. IV, p. 'i87).
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s'en déduisent d'elles-mêmes : clarté', précision", pureté \ De tout cela Isocrate traitait en détail, ne dédaignant pas au besoin de descendre à des minuties de style ou de grammaire, comme en témoignent ces deux règles conservées : « Que la même conjonction ne se répète pas à trop peu d'intervalle. — Que de deux conjonctions la conséquente réponde immédiatement à l'antécédente^. » A vrai dire, cette séparation des vocabulaires prosaïque et poétique avait déjà été faite pratiquement après Gorgias par ses successeurs immédiats, les Thrasymachos et les Lysias •. Mais chez eux c'était affaire surtout d'instinct et de tact naturel. Chez Isocrate, au contraire, c'est une loi formelle. On a vu plus haut la portée exacte de cette loi ''. Il ne s'agit point de ravaler au niveau du langage vulgaire la prose oratoire. Celle-ci peut et doit avoir sa beauté propre, à condition seulement qu'elle la tire d'elle-même. Les deux prj^nci^ pales sources de beauté pour la prose sont : i° le çhaix des mots; 2° leur agencement. Nous avons exposé ailleurs le premier procédé". Reste à parler ici du second, c'est-à-dire de la période. La création de la période est le plus beau titre d'isocrate. Rien par suite ne serait plus curieux et plus important à connaître que les règles qu'il donnait à ce sujet. Mais il nous en est parvenu bien peu de chose. Tout au plus savons-nous par un scoliasted'Hermogène qu'il employait déjà les termes
1. Ouinlilien, IV, 2 ; ijiii sunt ab Isocrate volunt esse (narrationein) lucidam.
"2. Philippe, 4 : Xi\it àzpiîôj; v.xi xaOapCJ; i'/ojiav. Fragm. 0 de
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