Voir plus haut, p. 179 sq
torique antérieur e s'açhLèyc^et^^rouve son express! o n définitive dans son école. Ajoutons qu'elle s'y épure. IBon sens et probité sont, en cflfetj deuX-ai-trps qualités [essentielles d'isocrate comme pédagogue. On se rappelle •en quels termes modestes il parle de son art, réprouvant par là les promesses vantardes de ses prédécesseurs '. il faut le louer également d'avoir répudié certains de leurs procédés d'éducation grossièrement mécaniques, par exemple les lieux communs appris par cœur, à la place desquels il prescrit loyalement la réflexion personnelle et la méditation du sujet'. C'est qu'Isocrate conçoit la rhétorique d'une façon beaucoup plus large et__plus haute qu'un Antiphon, un Lysias ou un Isée. Elle n'est pas à ses yeux l'apprentissage d'un métier, mais une culture rationnelle de l'esprit, ou pour employer sa propre expression, une « philosophie»-'.
Mais ce n'est pas à la théorie, c'est à la direction du maître qu'Isocrate attribuait la première place dans l'enseignement de l'éloquence. Et nous avons vu de quelle manière il concevait cette direction. A la différence du maître moderne qui, après avoir proposé à ses élèves un sujet, les abandonne à leurs propres forces, Isocrate restait pour les siens un conseiller et un aide à toutes les phases de l'exécution. Inversement, il les admettait dans le secret de la composition de ses propres œuvres, leur dévoilant ainsi toute la série d'opérations intellectuelles dont elles étaient le résultat. Conçue de la sorte, la pratique était vraiment une collaboration des élè\es et du maître, où celui-ci livrait sans compter tout son savoir et son expérience. Ajoutez-y