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•*. Aristote, Rhétorique, I, 2, p. 1355 B ; èttw St) 'pritopw») 8ûva|ii4
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même récit en termes à peu près identiques chez un autre rhéteur, Doxopatros; mais celui-ci n'attribue plus à Corax qu'une division tripartite : exorde, lutte, épilogiie\ Là est sans nul doute la vérité. Si élémentaire et si conforme à la nature que paraisse cette division, elle mérite cependant qu'on s'y arrête. Considérons d'abord l'exorde. Bien que l'exorde soit une des parties du discours dont l'effet est le plus puissant sur les juges, ce n'en est pas cependant un organe nécessaire. Aristote remarquait déjà que, dans l'intérêt de la vérité, une simple indication du sujet en pourrait tenir lieu^ L'exorde est donc, en un certain sens, une création artificielle de la rhétorique. Et il paraît certain, d'après le texte des Prolégomènes, que Corax lui assignait déjà son but propre : flatter les juges et les bien disposer en faveur de l'orateur-^ Quant à l'épilogue, on a vu que Corax le réduisait à la fonction de simple résumé ou de récapitulation. Tel sera, en eff'et, le caractère à peu près uniforme de la péroraison grecque*. Enfin sous le nom unique d'à-j-ûv, qui n'est même pas un terme technique mais une métaphore, Corax réunissait tout ce qui sépare l'exorde de l'épilogue : ce qui donne à croire qu'il n'était pas encore arrivé à une notion distincte de la narration, de la preuve et de la réfutation.
Après avoir dé^a^é l'objft pmprp âe- la rhétorique, la p,ersUUÙQn, Corax et Tisias avaient su également en mettre en nleine lumière l'instrument nécessaire, le vraisemblable^ (dy.iç) ; et c'était là la partie la plus oii-