F. Blass, Die griechische Beredsamkeit..., p
«. condamnable, ou non. Car c'est dans l'intention que « résident la faute et le délit'. »
Tous ces cas se rapportent, comme on voit, à l'état de définition, lequel est du reste décrit de la façon la plus exacte au début du morceau. « Souvent on convient de l'acte, mais on ne convient pas de sa qualification »
Ailleurs Aristote s'exprime ainsi : « Un autre moyen (de justification), c'est d'aller au-devant du grief, en soutenant, ou que la chose n'est pas"; — ou qu'elle n'est pas nuisible, soit en général, soit du moins à celui qui s'en plaint; — ou qu'elle n'est pas si grave, ou qu'elle n'a rien de coupable, — ou du moins, qu'elle l'est peu, — ou qu'elle n'est pas honteuse, ou que c'est une bagatelle, car ce sont là les points sur lesquels porte tout procès. Ainsi Iphicratès, répondant à Nausicratès, convenait bien du fait et du dommage, mais il soutenait qu'il n'était pas dans son tort. On peut dire encore que le dommage a été compensé : par exemple, la chose était nuisible, mais elle était honorable; elle était pénible, mais utile, et ainsi de suite. — Un autre lieu, c'est d'alléguer qu'il y a eu simplement accident, ou erreur, ou force majeure. — Ou bien vous substituez un motif à un autre, en disant, par exemple, que vous n'aviez aucun dessein de nuire, que vous vouliez faire telle ou telle chose, et non celle qu'(jn vous reproche, et que le tort causé a été purement accidentel : « Je serais bien digne de votre haine, si j'avais eu pareille intention. » — Un autre moyen, c'est d'envelopper dans l'accusation le plaignant lui-même pour un fait ou