‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 169 sur 224 · Aristote, Rhétorique, ]II, 15, p. 1416 A · texte numérisé non relu

Aristote, Rhétorique, ]II, 15, p. 1416 A

■i. Ibid., III, 17, p. 1U7 B. — Cf. encore liJ, 16, p. 1417 A init. :

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« Le genre défensif comprend trois moyens : ou bien l'accusé prouvera qu'il n'a pas commis l'action qu'on lui reproche; — ou bien, s'il est forcé de l'avouer, il s'efforcera de prouver qu'elle était légale, juste, honorable, utile à l'Etat; — ou bien, s'il ne peut soutenir cela, il s'eff"orcera, en ramenant l'acte commis à une erreur (â[j.ipTr,i;.a), ou à un accident (àx\iyji\j.a) , et en montrant qu'elle n'a pas été cause de graves dommages, d'obtenir l'indulgence des juges '. »

Nous avons dans le premier cas l'état de conjecture, dans les deux autres plusieurs variétés de l'état de qualité, savoir : ràviO.rjtiiç, qui nie absolument le caractère délictueux de l'acte, l'àvTÎîtasiç et la G'j^;^rn'<r^.T), définies plus haut. Et il ne s'agit pas là d'une remarque accidentelle et jetée en passant. L'auteur y revient chaque fois qu'il parle de la preuve. Ainsi, à propos de la réfutation anticipée des moyens de défense (-i r.p'zç tojç àvT'.B-y.oJî), il distingue de nouveau trois cas : 1° si les accusés nient l'action incriminée; 2" s'ils l'avouent, en objectant qu'elle est légale et juste; 3° s'ils l'avouent, mais font appel à l'indulgence. Et, pour chaque cas, il expose avec détail les arguments qui conviennent à l'accusation et à la défense".

Objectera-t-on que la Rhétorique à Alexandre est de date fort incertaine? Mais ce livre composite renferme, nous l'avons déjà dit, des parties très anciennes. Et tout prouve que la partie qui nous occupe est de celles-là. Remarquez-v d'abord l'absence de tout terme technique : c'est là le signe d'une théorie en voie de formation, et non fixée. Un autre indice plus probant encore, c'est

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