Rhétorique à Alexandre, c. 4, p. 23 Sp
2. G. 36, p. 76 Sp. — Cf. encore c. 36, p. 76,lig. 18; p. 78, lig. 1; p. 79. lig. 24.
l'efïort que fait l'anonyme pour accommoder sa théorie à la distinction juridique des procès à estimation fixe (i'!Sy/tç àv.\).ri-o'.) et à estimation variable (i-.'wvs; -'.<^.r,-:'J.) : ce qui est, comme on le sait, une distinction proprement athénienne et classique '.
Mais on peut remonter plus haut encore dans l'histoire des états de cause. M. Volkmann me paraît avoir dérpontré de façon péremptoire que Lysias, en particulier, les connaissait déjà avec toutes leurs variétés'. Qu'on lise attentivement en efifet l'arf^umentation du plaidoyer Contre Agoratos. D'un mot, l'accusateur enlève d'abord à l'accusé l'usage de l'état de conjecture § 5i : « Prouver qu'il n'a pas dénoncé, cela lui est tout à fait impossible. » — Voilà dcmc Agoratos réduit à l'état de qualité : « En conséquence il lui faut démontrer que c'est avec justice qu'il a dénoncé. » — Après une réfutation de ce moyen de défense, l'orateur continue § 52 : « Mais il dira peut-être que c'est sans intention (iVwv) qu'il a causé tous ces maux. » C'est ici la ffuYYvwiAY;, que nous avons définie plus haut. — •§; 55 : « J'entends dire encore qu'il met sur le compte de Ménestratos une partie des dénonciations. » C'est la (/.îTâitasiç, dont nous avons également parlé. — | 70 ; « // dij-a, juges (et par là il cherchera à vous tromper) que, sous les Quatre Cents, il a tué Phr)-nichos, et il prétend que le peuple l'en a récompensé par le titre de citoy^en... » I 77 : « On me le dit prêt à alléguer pour sa défense qu'il est allé à Phylè, et qu'avec les braves de Phvlè il est revenu à Athènes : c'est sur cet argument qu'il compte le plus. » Ces deux derniers arguments se rattachent à la figure appelée deprecatio, par laquelle on de-