Aristopliane, Guêpes, v. 488 sq
2. Lysias, C. Ergoclès, 12. C. Agornlos, 77. C. Nicomachos, 1.5.
3. Lysias, C. ManlUhéoa, 3. \r\^i.'yj ■/.%-iIWckç ir.oW;h, 14. Cf. Invalide, 25.
ses ancôlres; du moins, c'est chose indispensable qu'ils n'aient jamais été les ennemis du peuple'. » C'est ainsi que nous voyons Eschine lui-môme se recommander des soulïrances endurées sous les Trente par son père Atrométos^. Mais nul plaideur n'atteint à des effets aussi 'pathétiques que le neveu de Nicias, exposant le long martyrologe de sa famille : Nicias, son oncle, tué à l'ennemi en Sicile; Eucratès, son père, qui, sollicité de faire partie des Trente, préféra le supplice; Nicératos, son cousin, mis à mort par ces tyrans; enfin Diognétos, Son parent, qui, exilé injustement par le peuple, n'en refusa pas moins de s'associer à l'oligarchie'. Parfois même on remontait bien plus haut encore dans l'histoire d'Atfiènes. Andocide dans le discours Sur son Relniir, un client inconnu de Lysias, et le jeune Alcibiade, chez Isocrate, évoquent le souvenir des luttes soutenues par leurs illustres ancêtres contre les Pisistratides *.
Toutefois ce sont là des dévouements exceptionnels. En des temps moins troublés la vertu civique consistait surtout dans l'accomplissement régulier et zélé des devoirs imposés par l'Etat'. Pour les riches ces devoirs étaient les liturgies et, d'une façon générale, les dépenses qui contribuaient à l'honneur et à l'embellissement