‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 185 sur 224 · Lysias, Biena d'Aristophane, i'i. Corruption. 1 si · texte numérisé non relu

Lysias, Biena d'Aristophane, i'i. Corruption. 1 si

8. Lysias, Comiplion, 1 sq. Isée, Héritage d'Apollodoros. ■!(). Hérit. de Philoctcmon, GO. Hérit. de Dicéogène, 30. — Hifn plus glorieuses encore, naturellement, étaient les couronnes remportées clans les grands jeux panholléniques. Voici île quel ton, par exem-

tous ces cas cependant il s'agit d'une fonction imposée. Bien plus louable est le citoyen qui a sollicité lui-même une de ces charges. Démosthène rappelle ainsi qu'une année où la tribu Pandionide manquait de chorèges, il s'est spontanément proposé ; qu'une autre fois il s'est chargé hors de son tour d'une triérarchie avec un associé'. D'autres orateurs se font honneur de n'avoir pas voulu profiter des exemptions que la loi leur accordait". C'est encore parmi ces services volontaires qu'il faut ranger les imZézv.z, c'est-à-dire les sommes qu'un citoyen généreux oflirait en sus de sa contribution obligatoire (£t7!p:pâ), ou les dons en argent, en trières, en armes, en grains, qu'il faisait à l'État^. Aucun plaideur, sans contredit, ne possède des états de services plus éclatants que le client de Lysias accusé de corruption :

« Les griefs de l'accusation sont suffisamment réfutés, Athéniens; mais je vous prie de m'écouter encore un moment, afin que vous connaissiez l'homme sur qui vous allez prononcer. Inscrit comme citoyen sous l'ar-

ple, le fils il'Alciliiadc célèbre devant les juges une victoire de son père à Olynipie : « Mon père voj'ant que les jeux Olympiques étaient l'objet de l'admiration générale, que là les Grecs donnaient le spectacle de leur richesse, de leur force, de leur esprit, et que non seulement les vainqueurs mais les villes des vainqueurs y acquéraient la gloire, et estimant qu'à Athènes chacun concourt en son propre nom, tandis qu'à Olympie on concourt au nom de sa patrie contre toute la Grèce..., résolut de nourrir des chevaux; et non seulement il vainquit ses rivaux, mais il surpassa tous les vainqueurs qui l'avaient précédé, et à ceux qui devaient venir après lui il ne laissa aucun moyen de le surpasser » (Isocrate, Attelage, 32 sq.). Cf. Lysias, Biens d'Aristophane, G3. Démosthène, C. Théocrinès, 66, etc.

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