‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 188 sur 224 · II, 23, p. 1400 A · texte numérisé non relu

II, 23, p. 1400 A

6. Antiphon, i'« Tétralogie, 2, 12-13. Lysias, Biens d'Aristophane, 55. P. Callias, 3. C. Eratoslhène, 4, 20. P. Mantithéos, 12. Corruption, 18. Invalide, 24. Isée, Héritage d'Apollodoros, 39. Isocrate, Antidosis, 26-27, 144. Hypéride, P. Lycophon, l. l. Esciiine. Ambassade, 182. Déniosthéne, P. Pharmion, 57. C. Bionysodoros, 14.

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fut accusé jusqu'à soixante-quinze fois'. D'autres ne s'en tiennent pas là. Ainsi Isocrate, dans V Antidose, expose qu'il n'a de sa vie paru en justice, ni comme partie intéressée, ni comme défenseur, ni comme témoin ^ Plusieurs même vont jusqu'à affirmer qu'on ne les y a jamais vus en simples curieux; et l'un d'eux, pour faire ressortir tout le mérite de cette abstention, ajoute qu'il habite cependant tout près de l'agora, siège des tribunaux^. C'est qu'à Athènes, comme de nos jours en mainte petite ville de province, les tribunaux étaient une des distractions favorites des oisifs : le drame judiciaire dans toutes ses phases y était public : enquêtes (àvay.pta£'.;), audiences des arbitres, séances de l'Héliée, tout cela formait un ensemble de spectacles quotidiens*. Mais ceux qui y passaient leur temps avaient pour la plupart mauvais renom ; c'étaient des désœuvrés ou pis encore, des sycophantes^

Toutefois c'eût été trop peu que de n'avoir nui à personne. Dans une démocratie le citoyen doit faire preuve d'une vertu plus active. Il faut qu'il puisse dire, comme Andocide : « Ma maison fut toujours la plus secourable à ceux qui étaient dans le besoin'" », ou, comme Phormion ; « J'ai rendu service à l'Ltat et à beaucoup d'entre vous" », ou, comme Démosthène : « Dans ma vie privée, si vous ne savez tous que j'ai été affable, humain,

1. Eschine, C. Ctésiphon, 194. — Cf. P. Girard, Arisloplion d'Azénia (dans l'Annuaire de l'Assoc. pour l'encoiirag. des dindes grecques en France, 1883).

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