Démosthène, Couronne, 2^. Cf. ibid., 257. C. Midias
2. Meier-Sehomann-Lipsius, Der allische Process, II, p. 707-8.
3. Antiphon, /le Télralogie, 2, 12-13. Cf. Démosthène, C. Arîslogilon, I, 86.
4. Foucart, Des associations religieuses chez les Grecs, Ihiases, éranes et orgéons, p 143.
5. Antiphon, i™ Tétralogie, 2, 9. 13. Isée, Héritage d'Hagnias, 43. Démosthène, C. Sléphanos, I, 69. C. Nicosl.ratos, 8. C. Aphobos, I, 25. C. Euboulidès, 19. C. Nééra, 31. C. Midias, 101. C. Arislogiton, I, 21.
me demandait : Dis-moi, Démosthène, de quel bienfait notre ville t'est-elle redevable? Je /Pourrais énumérer mes triérarchies, mes chorégies, mes contributions, les rançons que j'ai payées pour les captifs, et autres actes d'humanité pareils'. » On voit que dans ce passage l'orateur met le rachat des prisonniers au nombre des services les plus éminents que l'État puisse recevoir. C'était en effet restituer à l'État des citoyens, et à ceux-ci le plus précieux des biens, aux yeux d'un Grec, la liberté. Aristote recommande expressément cet argument dans sa Rhétorique'. Tels sont les actes par lesquels d'ordinaire se traduit à Athènes l'humanité. Ce ne sont pas des devoirs stricts, car aucun texte de loi ne les prescrit.
Très nettement définis par la loi, au contraire, étaient les devoirs envers les père et mère : i" le respect; 2" la nourriture (en cas d'indigence des parents); 3" les honneurs funèbres-'. Ces devoirs étant d'obligation étroite, c'était un crime que de les négliger, tandis qu'on ne se vantait guère de les avoir accomplis. Tout au plus le plaideur insiste-t-il à l'occasion sur le respect qu'il a toujours montré envers ses parents. C'est que de tous les devoirs filiaux le respect était le plus délicat et le moins extérieur : si la loi châtiait les coups, elle ne pouvait atteindre les sentiments et les paroles irrévérencieuses : « A l'âge de trente ans où je suis arrivé, dit un