‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 191 sur 224 · IWmoslhéne, Chersonnèse · texte numérisé non relu

IWmoslhéne, Chersonnèse

2. Aristote, Rhétorique, II, 23, p. 14(X>A. Lysias, Hienx d'Aristophane, 59. C. Erntoslhène, 20. Isée, Héritage de Dicéogène, U. Di^mostliène, Ambcsxndc , IW), 229. Couronne, 2<W. Ilypi^ridp, C. Démade (frag. 7(5 Elass, 1894). — Cf. Plutiir(|u.>, Vi,; de Philopœmen, 4. Cornélius Népos, Vie de Cinion, 4.

3. La violation de ces devoirs filiaux pouvait donner lieu à une poursuite particulière, dite xixwj;; twv -^iMwt (Meier-Schômann- Lipsius, Der nllische l'rocess, I, p. 354-5).

client de Lysias, je n'ai jamais répliqué à mon père '. » Vertu rare sans doute, et bien démodée dès ce temps-là, car dans les Nuées d'Aristophane le .Vive; ô<.Y.3.'.iç, qui promet de former son élève à ne pas répliquer à son père (àvTîtTCîv Tô» itâtpi \).r,Hy), est traité en vieux radoteur". — A côté des obligations à l'égard des père et mère, il y a encore les devoirs envers les autres membres de la famille. C'est ainsi que la coutume, sinon la loi écrite, obligeait le père à doter sa fille selon ses moyens, et, à défaut du père, le frère à doter sa sœur, le /.Jp'.i; sa pupille^ : en conséquence, on voit des plaideurs se faire honneur d'avoir pourvu convenablement leurs filles, leurs sœurs, leurs pupilles ', et parfois, ce qui est plus méritoire, des cousines, ou même des filles pauvres non parentes ■\

Attaques contre l'adversaire. — En regard de ce panégvrique personnel il était d'usage, comme nous l'avons dit, que le plaideur traçât un portrait peu flatté de l'adversaire. Ce portrait peut se résumer d'un mot : il est la contre-partie à peu près exacte de l'éloge qui précède. Souvent donc on va jusqu'à dénier à son adversaire la qualité de citoyen. « Premièrement, dit Eschine, traçant l'image du bon démocrate, il sera libre du côté de son père comme de sa mère, de peur que le

1. Lysias, Biens d'Aristophane, 55. Cf. des déclarations de même nnture chez Isée, Héritage de Ménèclès, 18. Démosthène, C. Bœolos, I, 13.

2. Aristophane, Nuées, v. 998. Comparez les regrets d'Isocrate (Aréopagilique, 49) sur le temps d'autrefois où c'était un plus

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