‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 193 sur 224 · Voir Ilaussoullier, Vie municipale en Attique, p. 32 sq · texte numérisé non relu

Voir Ilaussoullier, Vie municipale en Attique, p. 32 sq

(j. Lysias, C. Agoratos, IS, ()4. C. yicomachos. 2, .5, 27. Andocide, frag. 5 (Blass). Escliiiie, Arnbasmde, 78, 9î^ 18C). C. CU'siphon, 171-2. Démosthène, Cuuroiuin, 129 sq,, 259, 261. C. Aristogilon, I, 78. C. Midias, 149. C. Androlioii. 68.

scythe, mais d'une famille athénienne établie dans le Pont, et ayant conservé à Athènes ses droits de cité'. Dans bien des cas, du reste, il est trop visible que le plaideur est le premier à ne pas ajouter foi à ses imputations : ce n'est pour lui qu'un moyen de déverser sa haine, d'humilier et de vexer un ennemi, en lui jetant à la face certaines particularités de famille ou de naissance désagréables à entendre.

D'autres fois on s'etTorce de faire passer son adversaire pour un ennemi du peuple (iJiiii:Sr,|jioç , iXtYapytxi;) , en remontant au besoin jusqu'à ses ancêtres, qu'on accuse d'avoir été les soutiens de la tyrannie, soit jadis sous les Pisistratides, soit plus récemment sous les Quatre Cents et les Trente'. — On lui reproche de n'avoir rien dépensé pour l'État en liturgies, ou du moins d'avoir fait preuve de ladrerie dans ces charges \ — On le met au détï de citer quelque campagne à laquelle il ait pris part, quelque fait d'armes qu'il ait accompli '. On le taxe même de lâcheté (SetXiaî) ou de désertion (àsTpaTstaç) : deux outrages qu'Eschine ne se lasse pas de lancer à Démosthéne ■\ — A toutes ces accu-

1. A. Schiifor, Dp.moslhenes iind seine Zeit, I (S" éd. 1885), l». 261 sq.

2. Anliplion, Sur lu révolution (fr. 1 , M. Blnss). Andocide. Mystères. iH-iJ. Lysias, P. Manlilhèos, 3. Invalide, 'îï>. Aiijji. xaTaX. ir.oXoylix, 11. C. J-Jviindros, 4. Cf. Eschine, C. Ctésiphon, 1G8. 1)»''iiiostlu'sne, C. Arislof/iton, 1, 155, 77.

8. Lysiiis, C. Nicomachos, 20. C. Philon, 15. Isàe, Héritage de Dicrogène, 3(5 8(]., 43, 45. Hèrit. de Nicoslralox, 27. Ut'rit. d'Apollodoros, US). Déinoslliéne. Ambassade, 382. C. Aristogilon. I, 178. (.'. Slrplianos, I. (Ki. C. Phœnippos, 3, 22-24. Couronne, 312. C. Midias, ICI, 174. P. Phormion, 41.

4. Lysins, C. Nicomachos, 2(>. C. Eraloslhène, ;-i8. C. Andocide 46. Isée, Hcrit. de Dicêogcne, 40. IVmosllu^ne, C. Midias, 148.

5. Lyains, C. Alcibiade, I, 7. P. Mnntilfiéos, 13. Kschine, Ambassade, 148. C. Clésiphon. l'iH. 151, 152, 155, 175, 226, 244.

sationh ajoutons encore celles, non moins fréquentes, de vol, de diJlxiuche, d'adultère, d'inceste, et surtout d'it«(prisiç ', Cotte dernière atteint presque tous les orateurs ' : Andocidc s'en défend, Kschineei némoslhène se la renvoient, et des plaidoyers comme ceux de Lysias Contre Simon ou d'Eschinc Contre Timarquc montrent par quels étranges sophismes était excusé, parfois même exalté ce vice infime.

Tous ces outrages sont monnaie courante à la trihune ^ Mais de toutes les injures qu'échangent les orateurs il n'en est pas qui revienne plus souvent que celle de sycophanteK Qu'est-ce donc que le sycophante? On peut le définir un professionnel de la délation et du chantage. A la vérité certains sycophantes, cçmmc Théocrinès ou le fameux Aristogiton, ont su prêter à leur riMo une apparence do grandeur, Théocrinès déclarait que, sans l'action d'illégalité, c'en était fait de la démocratie \ Et Aristogiton se décernait le nom de

t. Aiitloïklo, Mi/stih'fS, Vih. Lysins, '", .Mvihindt', I. 'ïi C. Ago nilos, (Vi. ls«\o, llvi'it. (ta Nicoxlralos, !4S. Ksoliini<, Ambdusade, 88, !W. C. rtosiphon, IW, irn», Itil, 174, 214, )Hî\ 240. IWinoHllit^ii.', (,'. Anilrolioii. ThS. C. Stvphiino.i, I, 7!>. .Xmlxi.isadc, !!«>, ','S" ronne, IJlt. Diimniuc, C. Aristojjiton, ',), Kio.

'i. Syinpti\uio tout aussi ^nivo, toi onilcur so fuit un mt'inlc piirlicnlinr do « n'avoir llolri piir si's pussions mn'un .li.n.Mi »(K.soliino, Amtxissiide, iSi).

3. Voir dans los Checutirrs li'Anslopliaui' la iiiu'nili- cniro (;li\on et lo eharoulipr. 0,'ost uno soi''nt' priso sur lo vil', nialt?ri> l'oxam'ration ooniiquo. Nous y rotrouvous au ooinplol tout lo n^ porloiro li'injuros quo nous vouons d'Oiiunn^ror. Los doux rivaux s'y ronvoionl los iinputationR do liivhetfi (v. ;Ui8), do con'uption (v. 4(Kt), do si/cophnniiii (v. 44'J), do lirsi'rlion (v. 448), do vol (v. 444), do s<irrili)(jt> (v. 44.')), iVoliuurchisini' (v. 447), do litconisme ol do /;i('Wts»>i<? (v. \M ol 478).

V Lysias, Aiijj.. x«t»)>. ir.o\., 8. P. (\)Hi,i.<, ;' niin'.'f. I IsoiM-alo, Antidoxis, 24. C. Callimarhos, 2'-!

Page 1