‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 201 sur 224 · Rhétorique à Alexandre, c. 3, p. 20, e. 35, p. 70 Sp · texte numérisé non relu

Rhétorique à Alexandre, c. 3, p. 20, e. 35, p. 70 Sp

Cette énumération d'Aristote est, on le voit, tout à fait décousue, arbitraire et incomplète. Mais il y avaitj si je ne me trompe, dès ce temps des classifications plus méthodiques'. J'espère, en particulier, prouver que celle qu'on lit dans la Rhétorique à Hérennius dérive directement des TÉy.vai du quatrième siècle'. Elle comprend les dix lieux suivants. Le premier lieu se tire de l'autorité {ab auctoritate) : on rappelle quel intérêt ont pris à la chose les dieux, ou les ancêtres, les rois, la nation, les sages, et toutes les personnes qui ont droit à notre respect. — Le second lieu montre à qui importe le délit commis, si c'est à la société entière, ou à des supérieurs, ou à des égaux, ou à des inférieurs. — Dans le troisième lieu on se demande ce qui arrivera, si le coupable obtient son pardon, et on montre que dans ce cas beaucoup d'autres imiteront son audace. — Le quatrième lieu consiste à dire que bien des gens attendent imfiatiemment le verdict, afin de savoir ce qu'ils pourront se permettre eux-mêmes en pareille occasion. — Dans le 'cinquième lieu on montre que, s'il est des cas où une erreur peut être réparée, ce n'est pas le cas présent, car, le coupable une lois absous, rien ne saurait porter remède à l'injustice commise. Et on appuiera son assertion par des exemples. — Le sixième lieu établit la préméditation, afin d'enlever à l'accusé toute excuse. — Le septième lieu décrit l'horreur, la barbarie, l'atrocité inouïe du crime. — Le huitième lieu affirme qu'il ne s'agit pas ici d'un crime ordinaire,

1. Exemple, celle de Théophraste, lequel reconnaissait six sources principales d'amplification : h. liôv 7:px•JlJ.izu>■^ — Iz tCiv à7:o6«tv6v- Tiuv — h T^; ài-:iT.7ifxZoXTji — l/. Tr;; av-^y-flatmi — ix tSv xaipôiv — Ix Tou

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