‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 202 sur 224 · â0ou5 (Longin, frag. 11, p · texte numérisé non relu

â0ou5 (Longin, frag. 11, p

2. Rhétorique à Hérennius, II, 30, 48. Cf. Cicéron, De l'invention, I, 52, 98.

mais unique, sans précédent chçz les bâtes comme chez les hommes. — Le neuvième Heu compare le délit actuel avec quelque autre, et montre combien le premier est plus atroce. — Dans le dixième lieu on expose d'une façon vivante toutes les circonstances qui ont accompagné un fait, ou qui l'ont suivi, pour donner à l'auditeur l'illusion de la réalité.

En regard de la théorie voyons maintenant la pratique. Chez les plus anciens orateurs, Antiphon, Andocide, Lysias, l'amplification est un procédé encore assez rare, et le plus souvent spontané. Pourtant on peut déjà signaler chez eux deux ou trois modèles d'amplification, qui viennent sûrement de l'école. De ce nombre est le lieu : tnultos imilalores cjusdem audaciae fuliiros'. C'est que l'idée qu'il développe est de mise dans presque toutes les causes, et que bien souvent même le plaignant n'a pas d'autre moyen d'intéresser à sa querelle privée Fégoïsme des juges :

« Vous devez dans vos jugements vous préoccuper non seulement du coupable, pour le punir, mais encore du reste des citoyens, pour que cet exemple les rende plus honnêtes et plus sages. Acquitter mon adversaire, ce sera déclarer que chez vous on peut commettre le crime avec impunité; si au contraire vous le condamnez, par le même vote qui châtiera le coupable vous rendrez les autres plus retenus. » (Antiphon, Tétralogie I, 3, i; Andocide, C. Alcibiade, 40; Lysias, C. Alcibiade, II, 9; C. les marchands de blé, 19; C. Ergoclès, 10; Isocrate, C. Lochitès, 18; IscQ, fraginetil i (Teubner); Lvcurgue, C. Léocratès, 149; Eschine, C. Timarque, 192; Démosthène, C. Midias, 3y, 227; Ambassade, 282; C.Aristogiton, I, 17; Couronne triérarchique, 12; C. Polyclès,

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