‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 21 sur 224 · Voir Biisolt. Griech. Gescliic/ile. II. p · texte numérisé non relu

Voir Biisolt. Griech. Gescliic/ile. II. p

Agrigente, d'abord en 476/5 à l'occasion de la fondation d'Aetna, pour y faire jouer son drame, les AÏTvaTai, en l'honneur de la nouvelle ville, et plus tard pour présider à une reprise des Perses, joués déjà à Athènes en 472 '. Naturellement, ces rapports continuèrent après l'expulsion des tyrans. En 450, une inscription nous montre les Athéniens délibérant sur un traité d'alliance avec Ségeste^. Vers 444, à la suite des expéditions de Périclès dans le Péloponèse, la Chersonèse et le Pont, quelques esprits aventureux ébauchaient déjà, au dire de Plutarque, le rêve décevant de conquérir la Sicile -\ Enfin, vers 424, le pseudo-Xénophon , dans la République des Athéniens, signale l'activité des échanges commerciaux entre la Grèce et la Sicile : « Ce qu'il v a de meilleur dans les produits de la Sicile..., tout cela se concentre chez nous, grâce à l'empire de la mer ^ » En somme, on voit que des relations politiques, commercialesjliîtéraires unirent tj-ès intimement pendant tout le cinquième siècle la Sicile et Athènes. Il paraît donc impossible que la rhétorique judiciaire, inventée vers 460, n'ait pas pénétré à Athènes presque dès sa publication.

Dans cette expansion de la rhétorique sicilienne, une ville d'Italie a, semble-t-il, joué un rôle important, en servant d'étape : c'est Thurii. Fondée en 446 sur l'emplacement de l'ancienne Sybaris, cette ville avait pris.

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