Plutarque, Vie de Périclès
'i. [Xénophon], République des Athéniens, II, 1. De la Sicilfi Athènes tirait les matières brutes, les céréales, les porcs, les fromages; elle y exportait les produits de son industrie, notamment les vases de terre cuite. Cf. d'une façon générale Droysen, Athen u?id dev Westen vor der Sicilischen Expédition, 1882 : Wilamowitz, Philolog. Vntefsuchungen, I, 30.
malfi;ré les querelles intestines, un rapide développement, grâce à la fécondité de son sol. Elle eut dès ses premières années l'honneur d'être un centre intellectuel, le lieu de réunion des esprits les plus distingués : à côté d'Hippodamos, l'architecte créateur de la ville, de Protagoras à qui elle devait sa constitution, on v vit Hérodote qui s'y fit môme naturaliser, Empédocle, et nombre de sophistes et de rhéteurs, parmi lesqueJsJEJsias. Ce dernier y compta parmi ses élèves, dit-on, le jeune Lysias, avec ses deux frères Polémarchos et PZuthvdémos, qui y avaient émigré vers 425 '.
Mais, plus que toute autre circonstance, les contestations qui s'élevaient journellement entre commerçants des deux pays (c(y.ai àxs su;j.ëîXojv), et qui étaient plaidées selon les cas à Syracuse ou à Athènes, ont dû contribue r à répandre dans cette dernière ville l'art de Cora x et de^TisjâS. Toujours est-il que c'est dans l'œuvre d'Antiphon qu'on en découvre les premières traces. Dans son discours Sur le meurtre d'Hérodès. écrit vers 420% Antiphon use jusqu'à l'abus de l'argument du vraisemblable, et c'est encore cet argument qui, à lui seul, fait presque tous les frais de sa première Tétralogie, probablement plus ancienne '. /