‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 214 sur 224 · Platon, Lysis, 222 E · texte numérisé non relu

Platon, Lysis, 222 E

I diciaire, s'exprime ainsi dans le Panai hénal'que : «Je pense avoir exposé tout le nécessaire sur mon sujet, (luant à récapituler ce qui a été dit, c'est un procédé qui n'est pas de mise dans les discours de cette sorte'. »

Un autre passage du même orateur montre également que la rhétorique avait, dès ce temps, déterminé les qualités nécessaires de la récapitulation : « 11 ne me reste plus, conclut-il dans son Discours à Philippe, qu'à rassembler ce qui précède, afin de te faire voir un aussi peu de mots que possible ce qu'il y a d'essentiel dans mes avis\ » Qui ne reconnaît ici deux prescriptions des rhéteurs? La récapitulation, disent-ils, doit être brève, sans quoi elle aurait l'air, non d'une fm, mais d'un recommencement. Ils veulent en outre qu'elle se borne aux choses essentielles, sans reprendre tout ce qui a été dit 3.

Non moins anciennes, enfin, sont ces figures diverses que recommandent tous les rhéteurs pour prévenir la monotonie, écueil presque inévitable de toute récapitulation. Aristote, dans sa Rhétorique^, distingue d'une façon générale deux sortes de récapitulations : l'une simple, où l'orateur se borne à ramasser en faisceau ses arguments (c'est à celle-là, semble-t-il, qu'il réserve le nom d'èzavsSoç), l'autre antithétique, où l'orateur oppose et confronte à ses propres raisons celles de l'adversaire (àvTraapaîîXïj), chacune d'elles pouvant, à son tour, prendre diverses formes : naturelle (xaxà ^isiv),

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