Voir par exemple Quintilien, VI
4. Aristote, Rhétorique, III, 19, p. 1419 B extr. Cf. III, 13, p. 1414 B.
interrogative (it' èpw:ir,5î(o;), ironique (?•.' ëîpwvEÎa;)'. De qui est cette doctrine? On ne saurait le dire. Mais ce qui est bien certain, c'est qu'elle est antérieure à Aristote, non d'Aristote lui-môme. En un autre endroit de la Rhétorique, en effet, celui-ci condamne précisément l'èitâvoSs; et ràvxtxapaêîAifi, comme des divisions superflues, inventées sans nécessité par ses précédesseurs^. Je croirais même volontiers que chez ces derniers la liste de ces figures était plus étendue. C'est ainsi que l'auteur de la Rhétorique à Alexandre recommande jusqu'à cinq formes différentes de récapitulation : la délibération (StaT^î-fisniç), rénumération (à^rsAs-ftsi;.!;), le choix d'un argument plus essentiel que les autres (Kpsatpesiç), l'interrogation ou dialogue {i-tç,is>-rfl^c), l'ironie (dptoveia)^. Il va de soi que la récapitulation n'est pas toujours chose nécessaire. Dans les plaidoyers très courts, par exemple, il n'y a pas, à proprement parler, d'épilogue*; deux ou trois phrases à peu près invariables en font l'office. D'abord une prière aux juges, par laquelle l'orateur leur recommande une dernière fois sa cause : « Je vous en prie, dit le demandeur, venez à mon aide, et faites droit à ma demande. » — « Je vous en prie, réplique le défendeur, ayez pitié de moi, ne me livrez pas à mes ennemis. » Après quoi suit d'ordinaire, comme conclusion, une très brève invocation des lois, du serment, de l'intérêt public : « Ce faisant, vous agirez con-
1. Ce passage d'Aristote est très obscur. L'auteur semble n'attribuer ces trois formes qu'à la récapitulation antithétique (iàvtt7:apoc5oXTi). Mais c'est évidemment une négligence d'expression. Cf. Rhétorique à Alexandre, c. 20-21.