Aristote, Rhétorique, III, 13, p. 1414 B
formément à la justice et à votre propre intérêt » (Lysias Biens d'Aristophane, 64). « Secourez-moi, secourez les lois que vous avez établies et les serments que vous avez jurés » (Lysias, C, Théumnestos, 32j. « Je vous prie, juges, de me venir en aidc.JJe vous le demande pour vous-mêmes comme pour moi, pour la justice et pour les lois » (Démosthène, C. Stéphanos, II, fin). « Ne me trahissez pas, ne vous trahissez pas vous-mêmes, ne trahissez pas les lois » (Démosthène, C. Midias, 222). « Rappelez-vous les lois, le serment que vous avez juré, et prononcez selon la justice. » (Isée, Héritage de Ménéclès, fin)'. En invoquant les lois, le plaideur mettait sa cause privée sous la protection de l'intérêt social. En invitant ses juges au respect de leur serment, il leur rappelait les imprécations redoutables par lesquelles ils avaient attiré la malédiction céleste sur le magistrat prévaricateur \
C'est assurément sur ces graves considérations de la Loi, de la Société, de la Religion, qu'un orateur moderne laisserait ses auditeurs. Or, dans nombre de plaidoyers attiques, on lit après cela une formule familière, ainsi conçue : « Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter, juges, je crois que vous avez présent à l'esprit tout ce que j'ai dit^ », suivie parfois elle-même d'une brus-
1. Lysias, C. Théomnestos, I, fin. Biens d'Aristophane. C. Pancléon. C. Agoratos. C. Alcihiade, I. — Isocrate, C. Callimachos. Eginélique. Trapézilique. — Isée, Héritage de Ménéclès. Eér. de Nicostratos. Hér. de Philoctétnon. Hér. d'Apoltodoros. — Démosthène, C. Apfiobos, I. C. Apatourios. P. Phormion. C. Sœotos, l. C. Macartatos. C. Stéphanos, I et II. C. Evergos. V. Olytnpiodoros. C. Vallippos. C. Nicostratos. C. Calticlùs. C. Euboulidès.