‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 41 sur 224 · Aristote, Rhétorique, II, 24, 1402 A · texte numérisé non relu

Aristote, Rhétorique, II, 24, 1402 A

gles et des modèles de son art. Nous ne cuiiiiai>Mjns plus que de nom son Traité d'éristique i'iyyr, Ip'.çv.yM^) ', |' ses deux livres d'Antilogies (àviiXîYiwv Sis) *, avec lesquels h il faut peut-être identifier les Discours destructifs (•/.i-:a- Sx/Xz-i-aç, se. \i-('A)'-\ et enfin un traité où il avait consigné les objections qu'on peut faire aux spécialistes sur tout art et tout métier sans l'avoir appris, par exemple sur la palestre ou la géométrie *. Tous ces écrits ont disparu. Aristote, cependant, nous renseigne indirectement sur leur nature. « Pour la présente étude, dit-il à la fin de ses Topiques, on ne peut pas prétendre qu'avant moi telle partie en avait été travaillée, et telle autre non; i! n'existait absolument rien sur le sujet. Ceux, en effet, qui ont enseigné à prix d'argent l'éristique usaient d'une méthode toute semblable à la pratique de Gorgias. Ils donnaient à apprendre, les uns des morceaux oratoires, les autres des morceaux interrogatifs, sur les sujets qu'ils pensaient devoir revenir le plus fréquemment-. » Voilà qui est décisif. On doit donc admettre que dans la -Ayrtr, de Protagoras les préceptes, encore rares et courts, se tournaient presque immédiatement en exemples proposés à l'imitation. Quant aux Antilogies, le titre môme paraît indiquer que c'était un recueil de développements contradictoires; c'est là sans doute que se trouvaient ces lieux communs dont parle Cicéron : ail Aristoteles scriptas fuisse et paratas a Protagora rerum illustrium disputationes quae iiunc coDvnunes appellanlur loci'\

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