Aristote, Réfutai, sophistiq., IV-V
toi :
mu — Et il est père? — Oui.
Donc
est père à toi (-= ton père), et te voilà le frère de tes petits chiens '. » — Un autre paralogisme consiste à prendre dans un sens absolu ce qui n'est vrai que relativement, c'est-à-dire sous quelque condition de lieu, de temps, de manière, de degré, etc. « L'Ethiopien est-il noir? — Oui. — Mais n'a-t-il pas les dents blanches? — Oui. — Donc il est à la fois noir et non noir, et les contraires coexistent en lui'. » — C'est aussi un paralogisme que de réunir deux questions en exigeant une réponse unique. Socrate reproche cette faute à Polos dans le Gorgias'^. — Aristote cite encore le paralogisme qui tient à l'ignorance des conditions d'une réfutation régulière, — celui qui consiste à prendre à tort certains termes comme réciproquement conséquents, — le paralogisme par pétition de principe, — celui où l'on présente comme cause ce qui ne l'est pas*.
Plus misérables encore étaient les paralogismes purement verbaux. C'est une matière qu'Aristote a étudiée et classée avec infiniment de précision, prenant la plupart de ses exemples dans les écrits des éristiques ou dans la tradition orale ^ — Il y a sophisme par homonymie (ôi[j.zrj[j.{%), quand on fait volontairement équivoque sur les divers emplois d'un mot. En ce genre, une argutie des plus goûtées était celle qu'on rencontre soùs différentes formes, aussi bien chez Platon que chez Aristote, sur le double sens (comprendre et apprendre) du verbe i;.xvOâv£tv'\ De l'expression ambiguë '.h Sésv on tirait un