‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 50 sur 224 · Platon, Euthydème, 275 E. — Aristote, ibid., IV · texte numérisé non relu

Platon, Euthydème, 275 E. — Aristote, ibid., IV

paralogisme tout semblable : xè 2éov, c'est en effet « ce qui convient », par conséquent le bien (-0 àyaOdv) ; en un autre sens, c'est ce qui est inévitable (-z ava^xaTiv). Comme le mal est souvent inévitable, il n'est pas difficile de prouver que le bien et le mal sont la même chose'. — II y a amphibologie (à^j.Y-So'kia) , quand l'équivoque porte sur une phrase ou une construction syntaxique. Telle est cette turlupinade qu'Aristote emprunte à V Euthydème de Platon : àp' esTt ciYwvxa Xé^siv ; ce qui signifie à volonté : « Est-il possible de parler en se taisant? » ou « Est-il possible de parler de choses qui se taisent^ ?» — Il y a sophisme par synthèse (rivesaiç), quand on joint arbitrairement des mots qui n'ont de sens raisonnable qu'à condition d'être séparés-, exemple : ap' w sTîî; yj tsjtov tutctsp.£vov, TsÛTi.) èxu-Texo. « Ce avec quoi tu as vu frapper la victime, est-ce avec cela qu'elle a été frappée? — Sans doute. — Or tu l'as vu avec tes yeux? — Oui. — C'est donc avec tes yeux qu'elle a été frappée. » — Un procédé inverse, c'est la diérèse (Staipsai;), par laquelle on disjoint les mots qui devraient être réunis, exemple : 5 égale 2 plus 3; 5 est donc à la fois pair et impair. ncvx:f;y.:v-' àv- 3pô)v é/axîv IIt:^ îïsç 'A'/iXIeûç. « Achille laissa cinquante hommes sur cent », ou (si l'on rattache àvspiov à Ttevxviy-ovxa) « cent hommes sur cinquante »*. — Aristote distingue encore les sophismes d'accetituation (^rpsawîîa, exemple : cù négatif, et ou génitif du relatif — tîîîiAîv première personne du pluriel indicatif, et î'.3î;a£v infinitif poétique, etc. 5), mais en ajoutant que ces artifices ne sont guère

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