Aristote, Réfutations sophistiques, xxxiv
2. Aristote, Topiques, II, 5, i. VIII, 12 (14), 4. 6. 7. 17. Réfutât, sophistiq., XII, 2 et 4.
d'autre part, qu'il dispose d'une provision d'idées générales, auxquelles il pourra rattacher ce qu'il y a de contingent dans chaque cause. Krifin il faut; qi.i'i| -nlt appris à analyser les idées, à^les coordonner, à les construire, en un mot qu'il soit dialecticien. Mais ces trois conditions ne se réalisent en général que tardivement. Voyons en quelle mesure la sophistique a contribué en Grèce à ce lent progrès.
Il n'y a pas eu, à proprement parler, un style des sophistes. Tout au plus peut-on signaler certaines qualités de forme, auxquelles ils ont particulièremenjt^visé. La ^cmière, c'est l'éclat. Préoccupés avant tout d'éblouir, on comprend qn'ils l'aient recherché dans leur style comme dans leur costume. Platon avait déjà fait, non sans ironie, ce rapprochement : « 11 ne te convient pas, Mippias, d'entendre des termes aussi bas, richement vêtu comme tu l'es, chaussé si élégamment '. » Ce goût du faste nous apparaît très nettement dans les pastiches de Protagoras, d'Hippias, de Prodicos, que nous lisons chez Platon et Xénophon. Encore Xénophon s'excuse-t-il de son impuissance à reproduire toute laj£raiTdeu£çL',ex.pxÊ!sSJUiia-de Prodicos (\).i'i7.\u:tipi'.z fT;ij.a5i)\ Cette grandeur^ les sophjstes s'eJTorçaient par divers moyens de l'atteindre. D'abord par rexchjsyjn des termes bas : il faut voir avec quel dégoût aristocratique Hippias, discutant avec Socrate, le supplie de renoncer à ses mots vulgaires, comme «. marpiite, cuillère, purée-'.» Par des emprunts au vocabulaire poétique. Exemple, dans un fragment de Protagoras qui n'a que cinq à six lignes : vriZsvOiwç, sùs-ir;;, r,\>.ipr,^ (au sens