‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 7 sur 224 · Gicéron, 2« dise. C. Verres, IV · texte numérisé non relu

Gicéron, 2« dise. C. Verres, IV

2. Prolegomena in Hermogenem. dnns les Rheiores graeci, éd. Walz, p. Il sq. — De nos jours encore les voyageurs signalent l'exubji'ance de parole et île mouvement des Siciliens, leur adresse toule Spontanée à colorer et à vivifier la parole absU-aite par le geste. Voir par exemple Perrot, L'élo /Uence altique, p. 53, et Renan, Viagl jours en Sicile (R '.vue des Deux-Mondes, 15 nov. i6lô).

y. Cicéron, BriUus, 46.

4. Dio lore de Sicile, XI , 43-49, 67-68. 73-74, 76, 83-87. Cf. aussi Hiro lole, VII, 155-156. ut Tuuoydiile, VI, 5. Parmi les historiens modernes, voir surtout Gi'ote, Histoire de la Grèce, t VII, eh. iv; t. X, ch. II, et Busolt, Griech. Geschichle, 11, p. 254 sq.

y voit comment, par une série de violences systématiques, déportations de cités entières, appels d'étrangers en masse, bannissements, spoliations, les tyrans siciliens avaient bouleversé de fond en comble dans l'île la condition des propriétés et des personnes. Rappelons ici quelques-uns de ces faits. En 486, Gélon, tyran de Gela, s'étant rendu maître de Syracuse avec la complicité des oligarques de cette ville, y établit sa capitale, et, impatient d'en doubler la population, dépeuple totalement Camarina, et plus qu'à moitié Gela. Un peu plus tard, vainqueur d'Euboea et de Mégara, il n'hésite pas à transplanter de force dans sa nouvelle capitale les oligarques de ces deux villes, tandis qu'il fait vendre à la criée le menu peuple'. Une autre mesure, non moins brutale, lui fut dictée par le souci de sa sécurité personnelle : dix mille mercenaires , inscrits d'office sur le rôle civique, vinrent occuper en armes l'îlot d'Ortygia, forteresse intérieure de Syracuse*. Par quels expédients Gélon pourvut-il de terres ces nouveaux vt nus? Il y a lieu de croire, avec Grote, que tout ou partie des anciens citoyens avaient été dépossédés à leur profit.

Après Gélon, Hiéron, son frère et successeur, suivit la même politique de violences. Ambitieux du titre et des honneurs quasi-divins de fondateur ( îy.ioTï.ç) , il tâtit en 476 sur l'emplacement de Catane, préalablement dévastée, une cité nouvelle Aetna, et y installa, pour renforcer en cas de soulèvement la garnison d'Ortygia, dix mille de ses créatures, appelées de Syracuse et du Péloponèse. Vers le même temps, ayant expulsé de leurs foyers les habitants de Naxos, il leur intima l'ordre,

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