‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 8 sur 224 · Diodore. XI · texte numérisé non relu

Diodore. XI

ainsi qu'aux anciens Catanéens, d'aller se fixer à Léon-

tini".

On connaît peu de chose de la politique des tyrans dans les autres villes de Sicile; mais ce peu suffit à prouver que tous usèrent des mêmes procédés de gouvernement. C'est ainsi qu'on voit en 478 Théron d'Agrigente, pour châtier Himéra, soulevée contre son fils Thrasydaeos, égorger partie des habitants, en expulser un plus grand nombre, et combler ensuite les vides par un appel de colons doriens^.

Mais de tels régimes, fondés sur la compression et la terreur, ne pouvaient durer. Dès 472, Thrasydaeos d'Agrigente ayant été battu par son puissant voisin Hiéron et réduit à fuir, les Agrigentins profitèrent de sa défaite pour abolir chez eux la t\Tannie\ A son tour, en 465, Thrasyboulos de Syracuse, fils d'Hiéron, eut le même sort "^ Sa chute fut le signal d'une insurrection générale, qui se propagea avec la rapidité d'un incendie d'un bout à l'autre de la Sicile. Partout l'émeute populaire chassa les petits dynastes dont l'autorité s'étayait sur celle du puissant despote de Syracuse, et partout des gouvernements plus ou moins démocratiques les remplacèrent.

Mais, les tyrans expulsés, la tranquillité ne fut pas du même coup rétablie dans l'île ^ La guerre continua, longue et acharnée, contre leurs partisans; il fallut d'abord dompter à Syracuse une redoutable insurrection des mercenaires, puis, cela fait, leur arracher leur dernière citadelle, Aetna. Pendant ce temps les bannis et les spo-

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