‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 70 sur 224 · Addition très vraisemblable de Sauppe · texte numérisé non relu

Addition très vraisemblable de Sauppe

4. Addition nécessaire de Sauppe. Cf. plus haut Yviijiijv x«\ ft&[i>iv.

Les critiques anciens signalent en premier lieu chez les écrivains de l'école de Gorgias l'abus des composés (Z'.-lâ. îvqxaTa), des gloses (^Xô)TTat, mots rares, ou archaïques, ou empruntés à un autre dialecte), des épithèles, et enfin des mélaphores '. Toutes ces particularités, nous les constatons en quelque mesure dans le fragment de VEpitaphios. Nombreux sont les mots composés : svOî;;, ej:p7r,Tî;, açiSiç, £[;.iUT:;, i^i-£iMc, çù.iv.xt::, àOâva-riç^ sans qu'aucun d'eux cependant ait la hardiesse des deux exemples cités par Aristote : ■::-o)/ciajj;:ç et ■/.aT£'j:py.T;cav:aç-''. En fait de gloses, citons les mots vé|j.£î'.;, o'.aoiç, ziv.iùz, qui appartiennent au vocabulaire des tragiques, mais ne se rencontrent que rarement en prose. Quant aux épithèles (entendez par là les qualifications explétives et de pur ornement), elles abondent : V: zpàsv i-tîi/.kç t;J gùOiiu; ciy.aîsu, et plus loin : ciJTî ii;.9'JTij "Apst;, zZ-z v i ij, î ;j. lo v ipdi- Ttov, oijTô èvîTçXJîu Iptîîç, s'J'î oiAiy.àXî'j d^r,Yr,:. La mélaphore n'est représentée dans notre fragment que par le mot 'Apr,;, dont l'emploi métonymique au sens de « courage » est propre à la poésie, et par la personnification du Regret : o r:0:; si c'jva::£Oavcv oCk\x Xfi^. Plus audacieuses étaient les métaphores de Gorgias que rapporte Aristote : •/Awpa y.al hx\[i.x Ta r.^i'i^x'.i — c'j ok -%'j-x cixT/cMq \iht ïCTrsipar, 7.ax(oç 2î âOépiiaç' — Eéprit;? o -wv lIcpiGjv Zîûç — 0~t^ 'i\i.<Vj-/z'. ixw.'i

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