‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 73 sur 224 · Dcnys trUnlicarnasse, Dc'moslhèni', ô · texte numérisé non relu

Dcnys trUnlicarnasse, Dc'moslhèni', ô

3. L'antithèse (àvtiOjaiç) est citée par Arislole, lihéloriqtte, 111,9, )). 1410 A. Cf. Isocrale, Panalhènaïque, 'i : «vTiOÉoetov xal napioiiietov xai Tùiv SXXtov toïSJv.

'i. La parisose (naplowotî) est nonimée également et définie par Arislole, ibid.

— 9'J — Exemple :

oîjj.vî't ij.àv r.piç tîÙç Osi'j; tw Si'/.aîw, satît îl Tpbç Tcùç T;y.éa; -y) GEpa^îstij;, îîy.ats'. <[ c£ ^ "pi? "î'jç î'itiuç "(o icto, c'JSEÏîîç es zpzç Ti'j; œÎAîuç ty) -icTît.

L'assonnance finale des deux membres (c[j.c'.st£A£utsvj ' est un autre moyen d'aviver l'antithèse. Exemple : aCiôoiSsiç zpbç -î s'JiJ.(fépov, £iépvr,Tst Tpbç ts wpéziv. Ou encore : Aii; ;j.èv ài-âX;;.aTa, Té'jT(ov ?k à'iaOr,\j.si.-a. Un procédé inverse, mais qui vise au même effet, c'est l'assonnance initiale (c;j.:ioy.à-rapxTcv)^. Exemple : aiO(.)v ij.kv -rriV Osîav véij.sc'.v, ^j-pov ck xcv àvOpwraviv tpOcvsv. Nommons encore la paronomasié, qui ramasse l'antithèse en deux mots de racine commune ^ Exemple : l'opposition de à7rr,v et xpsîîïvat dans la première phrase, et plus loin celle 8'jttu-/ojvtwv et ejt'j/sOv- Twv. Si à tout cela on ajoute encore les répétitions voulues des mêmes termes ''^ (exemple : au début du morceau zpîjîîvai, Tp:if,v, -pî5£Îvai), des paréchèses ou aHitérations (à-n::eav:vT(i)v i T.^i^iç) , des jeux' de mots qui échappent à toute définition, on aura quelque idée de l'art de Gorgias. Le dernier mot de cet art, c'esHa phrase paradoxale qui termine tout le morceau : avec ses trois antithèses, ses allitérations multiples, son cliquetis de syllabes semblables (àTrsOavivTwv, ziO:; , cuvai:éOav£v, àOâvaxiç,. àOavàTi'.ç, Çfi, ÇwvTwv), elle crépite et éclate comme le bouquet final d'un feu d'artifice.

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