L'ifAoïoT^XeuTov est nommé par Aristote, ihid
2. Aristote n'a pas fie nom spécial pour cette figure, mais il la définit très clairement : ;:spo|j.o!iomç 5' ?iv Buoia là fayaia ?■/?, h.â-.t^ot
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ToiSuTa, « S.■\^o^^ yàp D-aSev àpYÔv t.olç' aà-ïo'j. » (lihetorique, ihid.)
3. Aristote connaît la paronomasié, mais il la confond avec la paromoiose (ibid.).
i. Même remarque que pour la paronomasié.
Rien de plus laborieux, comme on voit, que ce style. Le choix de chaque mot a été l'objet de longues réflexions : son étendue, son timbre, sa place, tout cela a été minutieusement calculé. On se demande avec effroi combien d'heures ce morceau de trente lignes a coûtées. Ce que Denys d'Malicarnasse dit des retouches et des ratures de Thucydide, « retournant dans tous les sens son ouvrage, limant et polissant chaque détail d'élocution », s'appliquerait mieux encore à Gorgias '.
Eussions-nous conservé le reste des œuvres de Gorgias % il est à présumer qu'elles ne nous apprendraient rien de plus sur son style. Les fragments mômes de ses disciples Polos \ Agathon *, tout en confirmant l'image que nous avons tracée plus haut, n'y ajoutent rien d'essentiel ■. Disons cependant un mot de Polos, parce que c'est lui qui, le premier, consigna par écrit la doctrine du maître''. Polos, dans cet écrit, enseignait toutes les recherches de style inventées par Gorgias ([aiuîsTï Xîywv),
en particulier les mots composés (Si-XaîioXiY'-a), les méta-