‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 9 sur 224 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

liés revenaient en foule, résolus à chasser les usur

, un état d'

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teurs. De là, dans toute l'île, jusqu'au jour où les villes intéressées prirent enfin l'initiative d'un congrès général. H y fut décidé que l'état de choses antérieur aux tyrans serait rétabli : les familles exilées rentreraient dans leurs patries et seraient réintégrées dans leurs biens. Quant aux immigrés, on les invitait, s'ils n'aimaient mieux évacuer l'île immédiatement, à se concentrer dans le territoire de Messana'. Ces décisions mirent fin, à ce qu'il semble, aux luttes armées; mais en revanche elles inaugurèrent une série sans fin d'actions judiciaires. Que de difficultés, en effet, dans leur application! La plupart des usurpations, déjà vieilles d'un quart de siècle, semblaient en quelque mesure légitimées par le temps. Dans bien des cas la transmission héréditaire, la vente totale ou partielle, l'échange avaient dû obscurcir les droits de propriété. D'autre part, les modifications, les plus-values opérées par les nouveaux détenteurs appelaient des compensations. Enfin, beaucoup des anciens propriétaires étant morts, leurs héritiers durent éprouver plus d'une fois, après une si longue absence, de sérieux embarras à établir leur identité et leurs droits; d'autant plus que la révision des listes civiques se fil, nous dit Diodore', sans règle et à l'aventure. Pour tant de raisons il est permis de conclure que la plupart des détenteurs menacés ne se laissèrent point dépouiller sans avoir recouru à justice. L'activité des tribunaux civils fut donc considérable pendant les premières années du régime démocratique. Nul doute que pour juger tant de diff"érends on n'eût institué dès l'origine de grands jurys populaires sur le modèle

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