‹ Essai sur la rhétorique grecque avant AristoteChapitre 94 sur 224 · Aristote, Rhétorique, III, 2, p. 1404 B extr · texte numérisé non relu

Aristote, Rhétorique, III, 2, p. 1404 B extr

3. Ibid. : y-A ]xr]-:z TxneivTjv y.r'jt {inèp to àÇîwjia, iXiÀ r.pizo'jtsoN (se. tt|v XéÇiv) • î) Y»? !:otr,T!/.7j ?ato; oi Tanetvii, oXX' où npÉnouaa Xô^to — Sib Bit izoïiïv Çiv»)V XT]v Sià).:y.iov — SerXavBiveiv noio3vT«ç, xa'i [xi] So/.efv Xéfuy 7:E;:Xaij|ilv(uî iXXk Tzt(fjY.6-z(iii — yù.é7:-fzxi 5'eI, liv xt; 1/. t^ç EÎtoOufaî SiaXixTOj èzXs'Ywv o-jv- TiO^, Zr.ip Eùpt):(Sr,' n'jîet xot) C;:^3£tÇE np!i>TOi.

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a en efiet telle de ces brèves tournures qui ramasse tout le sens d'une longue périphrase, telle autre même qui exprime une nuance nouvelle, et que par suite aucune périphrase ne saurait suppléer. Comme toute langue jeune, la langue grecque avant Gorgias était pauvre de termes et de tour^ apjpropnés ji la^djscussjon età Panalyse. Avec Gorgias elle se forme pour la première fois à l'expression des idées abstraites et morales. Et on peut mesurer déjà chez Antiphon et surtout chez Thucydide combien, grâce à lui, elle a gagné en ce sens.

En résumé donc, il faut dire que Gorgias n'est pasjjn génie complet. Il n'a pas été un penseur, mais c'est un grand artiste, nrw-^^pnr jngpnieux de formes verbales. L' i n fl u e n ce q u ' i la exercée vaut incomparablement mj£u x que son œuvre. C'est, comme on l'a dit, le Balzac de la prose attique.

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