NODULES MIXTES
« Entre la granulation miliaire tuberculeuse, bien connue, et le nodule silicostique, il y a beaucoup d’analogies dans l’aspect général, la taille, la situation. Ce sont précisément ces analogies qui rendent si difficiles en radiologie la distinction de la silicose et de certaines formes de granulie. Les aspects radiologiques du poumon dépendent, dans les deux cas, de la présence de petits nodules, très différents d’origine, mais donnant, en ce qui concerne les radiographies, à peu près les mêmes aspects. »
D’une part, le nodule tuberculeux montre toujours en son centre des altérations nécrotiques caséeuses et des
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bacilles de Koch; à sa périphérie, des cellules EAOIRE 166 -n’est pas pigmenté.
‘ D’autre part, le nodule. silicotique ne montre jamais de dégénérescence caséeuse, jamais de bacilles de Koch, jamais de cellules géantes. Il est toujours pigmenté dans la pratique. ; = AE ON EUR
Out au nodule silico- tuberculeux, il: Re les carac- mire
tères des deux sortes de nodules. Plus gros en général que le nodule silicotique pur — 3 à 4 millimètres — sa région centrale est caséïfiée. Sa couche périphérique est. ‘riche en cellules (cellules géantes, rares toutefois). Il ren-
ferme des pigments et des parties minérales. HE TN
HISTO-CHIMIE DU NODULE SILICOSIQUE
« Le nodule silicosique représente une réaction du tissu conjonctif du poumon vis-à-vis de diverses parti- -cules minérales, cælles qui renferment une certaine quantité de silice libre. > ;
L'auteur recherche les particules rocheuses de deux façons : He
1° En déterminant par l'acide perchlorique (Pori- CARD) le tissu pulmonaire — ce qui laisse intactes les particules.
2°./En examinant attentivement des . coupes ‘très minces non colorées de poumon silicosique au micros-, cope (coupes montées dans eau ou glycérine).
Les particules sont de la taille de un à trois microns.
PoLIcARD note que certaines particules sont extraordi-
Be) s Ve À ; L 2 ‘ L« “ r } ES ave hu È ( { ‘
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4 = nairement petites à la limite de la visibilité microscopi- L- que et se demande : « N’est-il pas. possible qu’au delà Rr 1 de ces particules, si petites, il y en ait de plus petites «| encore, et qui nous échappent, parce qu’elles sont en fe Tone des limites de la visibilité physiologi que ? C’est : ce que BErr, dit-il, appelle la silice occulte »
à *- Il fait remarquer, én outre, le désaccord entre la
dosages chimiques. <lya donc lieu, dit-il, de considérer
. ici, à côté de la silice particulaire, une silice libre, non combinée nécessairement, existant en éléments extrêmement petits, peut-être d'ordre micellaire, non visibles, mais n’en existant pas moins. »
D’autres méthodes permettent de révéler soit les particules siliceuses dans le parenchyme en utilisant leur biréfringence particulière, soit silicium (correspondant à à la silice libre et à la silice combinée) au niveau du nodule par l’histospectrographie. (Analyse spectrale d’une étincelle de haute fréquence jaillie -en un point A d’une coupe.)
Quant aux particules de carbone, aux pigments fer-
Re RE SEEN
caires, aux graisses et aux lipoïdes, dont PoLICARD a fait l'analyse, leur recherche et leur dosage n’aboutissent pas à des constatations d’un grand intérêt pratique.
La nature du processus silicosique est donc une | fibrose lymphatique, selon l’expression de POLICARD, qui ? peut :
LA LUN) La y
quantité de silice que l’on voit et celle que. révèlent les :
rugineux (existant autour du nodule), aux éléments cal-
1° évoluer par extension du processus de fibrose, confluence de nodules; 2° se fixer dans certaines conditions de repos et d’hygiène; i |
3° s’infecter secondairement, en particulier, par le bacille de Koch; ce qui se produit généralement.
Et cette courte étude anatomo-pathologique nous a montré que la lésion silicosique pure est très rare. Que le nodule est, au contraire, à peu près constamment déformé par l’action d’autres agents, microbiens ou physiques (charbon, bacille de Koch). Et ce fait nous avertit déjà qu’il ne faudra pas attendre de l’étude clinique de ! la silicose des symptômes précis et absolus, puisqu'elle évolue rarement seule, mais, au contraire, en parallèle à avec d’autres affections pulmonaires, dont l’analyse du nodule nous montre l'existence presque conStante au sein même des lésions silicotiques.