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Commission, dont le titre devient : Silicosis (Miner's Phtisis) on The Wiktwatersrand. Causation. Pathology Symptoms and Radiogräphic Appearances.
On voit d’après ce titre que la question a été mise au point déjà fort rigoureusement.
À partir de ce temps-là la revue Silicosis donne régulièrement, jusque vers 1931, les résultats des recherches des médecins de l'Afrique du Sud.
On peut alors dire que la découverte de la toxicité des poussières de silice a été faite par les médecins du Witwatersrand, et que cette notion va désormais se propager à travers tout le monde. Un peu partout, les publications médicales de tous les pays confirment les travaux anglais. Mais ce n’est guère que vers 1920 que le terme silicose est communément adopté en France. Auparavant on se sert du terme chalicose ou calicose.
La fin de la guerre de 1914-1918 apporte um.fait capital dans l’histoire des maladies professionnelles. L’apparition de la Société des Nations, créant le Bureau International du Travail, avec sa section d’hygiène du travail, donne une impulsion immense aux recherches sur la santé des ouvriers.
Dés lors, les conférences internationales se succèdent chaque année pour l’étude des maladies profesionnelles. Des missions sont chargées de recherches spéciales. En 1930, nous assistons à la première conférence internationale de la silicose, à Johannesburg. La silicose est entrée dans le domaine officiel de la médecine. On lui donne
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une définition officielle : « Etat pathologique du poumon dû à linhalation de bioxyde de silicium. Cet état peut être reproduit expérimentalement chez l’animal et chez l’homme », confirmée par les conclusions de la deuxième conférence internationale de la silicose, qui siège en septembre 1938. | |
Arrivés à ce point, nous avons parcouru rapidement le demi-siècle pendant lequel s’est formée la notion ce silicose. Nous pourrions dire : est apparue la silicose. Elle est, en effet, apparue à l’esprit des médecins. Ils ont conçu peu à peu, dans leur esprit, par quels symptômes particuliers elle se différenciait d’autres maladies pulmonaires voisines. Ils l’ont individualisée. C’est une naissance dans l'abstrait. s
Mais les quelques rappels historiques de tout à l’heure ne nous permettent-ils pas de dire que, véritablement, la silicose est apparue, est née aussi dans le concret et s’est développée ? Ne peut-on parler de maladie nouvelle, née des grandes industries, et en donnant au surplus à ce terme le sens de maladie à évolution dans le temps avec une naissance, une vie et une mort ? C’est ce que nous verrons au cours de cette étude.
IH faut noter, pour terminer, que des expériences récentes tendent à accorder à la silicose une place maintenant primordiale dans le groupe des pneumokonioses, les ramenant toutes à elle seule. Ne peut-on alors penser que si le concept du silicose a été si long à s'affirmer dans l'esprit scientifique, c’est que, justement, placé à la
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base même de toute une classe de faits pathologiques, il à fallu le dégager de chaque cas particulier, derrière lequel il demeurait profondément caché par un grand nombre de manifestations tout à fait secondaires, qui en imposaient faussement aux chercheurs. | En tout cas, l’historique de la silicose nous montre bien que cette affection est née du développement de la grande industrie et de la spécialisation des ouvriers, et que l’on ne saurait nier ici un lien de causalité manifeste.