‹ Essai sur la statistique générale de la Belgique, composé sur des documents publics et particuliers (volume 2)Chapitre 185 sur 299 · PO RT K · texte numérisé non relu

PO RT K

ftl'X

CHEVAOI

Sa

RELAIS

CU

ES

RELAIS

Bastogne. . . .

Hcchtcl

Beaumont. . . .

Henri-Chapelle. . . .

Bouillon. . . .

nornu

Braesshaet. . .

llouffalise

Bruy

Houtavc

Bruges

Huy

Bruxelles. . . .

Lanakcn

Burnot

Leuze

Bury

Liège

Calcken. . . .

Lieièle

Champion. . . .

Lokeren

Chârleroy. . . .

Lommel

Chimay. . . .

Couvain

Chokier. . . .

Maeseyek

Contich. . . .

Malines

Cortcoberg. . .

Manhay

Courtray. . . .

Marche

Diest. . . .

Mariembourg

Disant

Martelange

Dixmudc. . . .

Menin

Eccloo

Mons

F.ecke. ....

Namur

Emplinnes. . .

Neufchâtcau

Enghien. . . .

Ninove

Fraineux. . . .

Nieuport

F rai pont. . . .

Nivelles

Furnes

Notre-Dame-aux-Bois. .

Gand

Oosterxeele

Gembloux. . . .

Oreye

Genappe. . . .

Oslende. . . . . .

Genctte (la). . .

Pecq

GhJstellcs. . . .

Pctoghcm

Grammont. . .

Philippcville

Grandreng. . .

Pitthem

Grootenberg. . .

Pont i Migneloup. . .

Groschéne. . . .

Quadrecht

Habay-la-Neuve. .

Quiévrain

tti

Haine-S'-Piem. .

Rance

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Benaix

Halma

Rooscbckc

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[tonlers

Ilasselt. . .' . .

Ronsbrugge

Ilavelange. . . .

S'-Michel

POSTE IPX LETTRES

HELAIS.

EU

si

S'-Nicolas. . . .

S*-Trond. . . .

Sanzinn<\ . . .

Schlaycn. . . .

Soignics. . . .

Sombrcffe. . . .

Souuiagnc. . . .

Spa

Termonde. . . .

Tcrvucren. . . .

Tête-de-Klandre. .

Thourout. . . .

Tirlcmont. . . .

Tongres. . . .

Tournay. . . .

TurnhouL . . .

Vervicrs. . . .-

Vilvordc. . • .

Vive-St-Éloy. . .

Vivier l'Agneau. .

Waterloo. . . .

Wavre

Wcstmael. . . .

Wcslwcxel. . . .

Yprcs

Le tarif est fixé par l'arrêté royal do 13 mars

Poste ans lettres.

A la taxe actuellement en vigueur, le Gouvernement parait avoir l'intention du substituer le mode adopté en Angleterre depuis le mois de janvier 1840, lequel consiste dans un prix uniforme indépendant des distances , et dans l'établissement d'un affranchissement obligatoire, au moyen d’enveloppes timbrées dont le coût est d’un penny {10 centimes). D'après des documents communiqués au Parlement, ce nouveau mode, s’il a eu pour premier effet d’occasionner sur les recettes un déficit assez considérable, a néanmoins produit une augmentation énorme dans le nombre des dépêches transportées. Dans les vingtquatre semaines du 5 janvier au 22 juin 1839, le

bureau général de Londres a reçu 9,630,000 lettres ; dans la même période du 4 janvier au 20 juin 1810, ce bureau en a reçu 20,247,000 ou plus du double, et cela par une progression régulière ; les quatre semaines qui ont fini le 20 juin figurent dans le total pour 660,000 lettres de plus que les quatre semaines expirées le 1" février. Pour l'ensemble du Royaume, l’augmentation est aussi forte, car il résulte des mêmes tableaux que dans la semaine qui a fini le 24 novembre 1 839, alors que rien n'était encore changé, le nombre des lettres reçues par les divers bureaux a été de 1,583,000, tandis qu'il en a été reçu 3,221,000 pendant la semaine du 14 au 21 juin 1840.

Celte, progression qui , selon toutes les probabilités, est loin d'avoir atteint son point d'arrêt, doit faire désirer l'introduction en Belgique (mais avec des modifications propres à prévenir une trop forte diminution des recettes) d’une réforme si utile par l'économie et les facilités qu'elle offre au commerce , à l'industrie et à tous les citoyens en général : il serait beau de voir notre pays devancer les autres nations du continent en une application d'une telle importance ; nous devons d'autant plus insister sur ce point que déjà, et c'est un fait peu connu croyons-nous, Bruxelles compte au nombre des villes qui , les premières en Europe, reçurent l’institution de la poste aux lettres (t).

Les chiffres suivants, qui se rapportent aux six dernières années, prouvent l’accroissement des produits de la poste en Belgique et, par suite, celui des relations sociales (s).

(l) Le premier service de poste permanent fut crée en 1510 , par le comte François de Taxis, entre llruxeUea et Vienne, pour le transport des dépêches de la cour de l'empereur Maximilien 1 er ; ce ne fat qu'en 1030 que !n poste aux lettres commença 4 servir aux particuliers.

(») Ducumcnt puisé à une source officielle. — Depuis l'établissement de la poste rurale décrétée par la loi du 21) décembre 1835, le nombre des lettres dans les campagnes a augmenté d'un tiers. Sur 2,458 localités où ce service est introduit , 1 ,306 sont desservies tous les jours, et 1,152 le sont de jour 5 autre : on cherche à rendre le service rural quotidien dans toutes les communes du Royaume; 4 cet effet il est demandé, au budget de 1841, 300,000 fr., 70,000 de plus que l'année précédente.

l'OSTK AUI I.KTTRF.S ^3

Produits.

Fr. C.

Fr. C.

Fr. C.

Fr. C.

Fr. C.

Fr. C.

Produits des lettres loiécs.

Id. des ports payés et

chargements

Produits de l'affranchisse-

ment des imprimés. . .

Droit de 3 p. •/. sur les or-

ticles d’argent. . . .

Plus trouvés sur les lettres

taxées •

lions trouvés dons les dépé-

ches

Déboursés^ recette, remis

par le controleur. . , . .

Lettres de et pour la ville et

l'arrondissement. . . .

Produit du port des jour-

naux (i)

Erreurs trouvées duns les

états

Recettes diverses. . . .

Totaux. . . . 2,179,401 82 2,247,086 13 2,498,407 30 2,790,008 8 4 2,949,842 73 3,037,629 »

Non-valeur».

Déboursas alloues par le

contrôleur

Détaxes

Moins trouves sur 1c» lettres

taxées.

Taxe des rebuts renvoyés.

Erreurs justifiées dans les

états

Non-valeurs de nature di-

verse

Totaux. . . .

Ht •ailes nette» (i). . . .

(i) Depuis la loi du 29 décembre 1833. fonctionnaires et employés (fin de 1810); leurs traite*

(f) l.’ndiiiiiiiütralioii des postes se compose de 103 meut» s’élèvent ù 521,710 fi. . ou 791 fr. eu moyenne.

CHKMIXS DR RRR.

Chemin» de fer (i).

La Belgique est la première nation en Europe qui ait établi un système complet de chemins de fer; c’est un véritable honneur pour elle d’avoir donné l’exemple d’un aussi vaste développement de voies de communication.

La loi qui a décrété la construction par l’État des chemins de fer, est du 1 er mai 1854. Ils ont pour point central Malines, et se dirigent, à l’Est, vers la frontière de Prusse par Louvain, Tirlcmont, Liège et Verviers; au Nord, sur Anvers; à l’Ouest, sur Oslende par Termondo, Gaiid et Bruges; au Midi, sur Bruxelles, et de Bruxelles vers Valenciennes par le Hainaul : le chemin de fer du Hainaul se dirigera dcTubiscsur Soignies par Braine-le-Comle.

La loi du 26 mai 1857 a ordonné l'établissement d’un chemin de fer de Cand vers Lille par Courtrai, avec un embranchement sur Tournai, et a posé en principe que la ville de Namur et les provinces de Limbourg et de Luxembourg seraient également rattachées au système général. Le chemin de fer de Namur remontera la vallée de la Sambre jusqu’à Cliarleroi et de cette ville se dirigera par le bassiu houiller du centre et les Écaussincs sur Braine-le-Comle où il s'embranchera sur la ligne principale de Bruxelles à Mons.

La combinaison de ces deux branches forme le système des chemins de fer du midi. L’embranchement du Limbourg va de Landen à S l -Trond, et s’étendra probablement bientôt vers Hassclt et Dicst ; quant à celui du Luxembourg , la loi de 1857 a statué que le tracé en sera fixé par une loi ultérieure (a).

(l) Le Chemin de fer Mge ou Recueil de mémoire» et devin pour iétabl internent du Chemin de fer (F Anvers el Ostende à Cologne, etc., par MM. Simon» et De Hiilder, 3* édition, Bruxelles, Lacrosse et O*, 1839. — Travaux publies en Belgique. Chemin* de fer et Route» ordinaires , 1830-1839. RapjHtrl pi'ésenté aux Chambres législatives le 12 novembre 1839, par M. le Ministre des travaux publies (M. Nothotnb). Bruxelles, V* H. Rcmy. — Chemin de fer. Rapjturt présenté aux Chambres législatives , le 4 février 1841 , par le Ministre de* tral'au.r publia (M. Rogier), Bruxelles, V e H. Rcmy.

(*) Les Représentants du Luxembourg, reconnaissant que le Chemin de fer de cette province , quoique d’une immense utilité pour le pays, serait probablement peu productif pour l'État, ont déclaré y renoncer (en 1840), et ont demandé, eu compensation, qu'il soit affecté deux millons de fr. pour la construction de routes de Baslogiic par Neufcliàtenu à la frontière de France,

Ainsi, les routes en fer de l’État, dans leur entier développement, toucheront par deux points, près de Lille et de Valenciennes, à la frontière française, par deux points, Ostende el Anvers, à la mer du Nord el à l'Escaut, par un point, près de Verviers, à la frontière de Prusse. Elles traverseront toutes les provinces et relieront les principales villes du Royaume; déjà nos cités les plus importantes sont en jouissance du bienfait du chemin de fer qui, partant de Bruxelles el passant par Malines, touche devant lui Anvers, à sa droite Liège par Louvain, Tirlcmont et Waremme avec un embranchement à S l -Trond, à sa gauche Ostende par Tcnnondc, Gand et Bruges, avec un embranchement de Gand sur Courtrai; Teste à relier nos villes du Midi : Verviers, Namur, Cbarleroi, Mons et Tournai, vers lesquelles le chemin de fer est en cours d’exécution.

La longueur totale des lignes décrétées par les lois de mai 1834 et de mai 1837, est de 112 i * lieues; de 5,000 mètres; 66 lieues sont en pleine exploitation; les travaux s’exécutent, ou à peu près, sur tout le restant de l’étendue des lignes décrétées, et seront terminés en 1842.

Longueur totale en lieues de 5,000 mètres des chemins de fer en exploitation ou en ron-

struclion.

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