‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 213 sur 328 · ÉCONOMIE · texte numérisé non relu

ÉCONOMIE

Distance.

Durée du

Prix

Durée.

du

Prix.

on

trajet.

moyen.

trajet.

tt-mps

Kilolurl

lfrulc».

Fi.C.

Ti.C.

Anvers et Liège (Ans). .

Bruxelles et Liège (Ans).

Anvers et Bruxelles. . .

IV

Bruxelles et Gand. . .

Bruxelles et Ostendc.

Bruxelles fit. Louvain.

otï

57pr% S4'p.»/o 50'p:<Vo 19 p. «/ 0 l i p>/o

. ; La moyenne générale de l'économie en argent est de 33 p. %, savoir : d'Bgfinces 15 p. °/ 0 : chars-à-bancs 30 p. %; waggons 60 p. %.

Quant à la sécurité des voyageurs, nous avons fait voir, pag. 52 et 53 , qu'elle est plus grande par le chemin de fer que par les diligences; le

(i) 15 mètres pour I» station du Nord, et 20 pour celle du Midi.

nombre d'accidents arrivés jusqu'ici csf p^lit pu comparaison de ces catastrophes qui , .da^d^utres pays, ont signalé l'administration des compagnies. Chez nous, toutes les mesures de précaution sont prises pour la sécurité , des voyageurs : l'entretien de la voie est robjot jd.es, soins

(») Cette distance par Malines est le double de la route pavée allant directement de Bruxelles liLouKain.

CHEMINS BE rfclt.

les plus minutieux ; des gardes-police sont échelonnés le long de la route de kilomètre en kilomètre*, le matériel est bien construit et bien entretenu.

Transports et Recettes effectuées. Le chemin de fer transporte les voyageurs, les bagages et les marchandises; il fait en outre le service de la poste dontil transporte gratuitement les dépêches, et fait les transports militaires,, au tarif réduit de moitié.

Le prix des places, par voyageur et par kilomètre de distance parcourue, a été en moyenne, de 9 centimes dans les berlines, de 7 1/* centimes dans les diligences, de 5 centimes dans les charsà-bancs, et de moins de 3 centimes dans les waggons ; la moyenne générale des prix a été de 4 centimes-par personne et par kilomètre. Ce tarif est augmenté d'un tiers à partir du 20 février 1859. Depuis cette augmentation, il y a diminution de voyageurs et de bénéfices.

Depuis le mois de juin 1857, le transport des bagages des voyageurs, qui jusque-là était plus ou moins précaire, ne s'est fait gratuitement que jusqu'à concurrence de 20 kilog. ; pour le poids excédant, le tarif a été, en moyenne, de 20 centimes par 100 kilog. et par lieue de parcours. Le transport des marchandises, qui n'est introduit que depuis la fin de 1838, a en lieu à raison de 20 centimes par 100 kilogrammes et par lieue pour les marchandises de toutes espèces indistinctement au-dessous du poids de 1,000 kUog.; de 67 centimes par tonneau (1,000 kilog.) et par lieue pour les marchandises de toutes espèces indistinctement au-dessus de 1,000 kilos., et de fr. 2-70 par waggon et par lieue pour la location des waggons à raison d'un chargement de 5,000 kilog., maximum, du poids toléré. Plus des quatre cinquièmes des transports de marchandises se font au tonneau; chaque voiture transportée représente le chargement complet d'un waggon : du 20 avril 1839 au 50 septembre 1840, on a transporté 4,754 voitures, sur lesquelles il a été perçu fr. 219,801-50.

* Bien convaincu , dit le Ministre (M. Rogier) page 24 de son dernier Rapport aux Chambres, de la nécessité de soustraire le commerce à l'action de tout intermédiaire obligé qui , par ses pris de factage, tant pour prendre la marchandise- cher ^expéditeur que pour la remettre à domicile au destinataire, peut toujours rendre

illusoire pour le public, les tarifs de station à station quelque favorables qu'ils soient, le Gouvernement a cru convenable de tenter un nouvel essai et d'entrer dans une nouvelle voie.

c Pour cet essai, six tarifs spéciaux furent mis en vigueur à partir du 1 er août 1840, en remplacement ou par extension de ceux existants: t Le 1 er instituant une nouvelle branche de recettes, celle relative au transport des articles de diligence avec factage à domicile (i) ;

» Le 2 e en remplacement du tarif par tonneau, pour le transport de station à station des marchandises du commerce en général ;

t Le 5° {qui reproduit le tarif antérieur) pour le transport des bagages accompagnés du voyageur;

« Le 4 e pour le transport des finances et valeurs à domicile, service qui n'avait pas encore été essayé ;

« Les 5 e et 6 e pour le transport de voilures particulières et le transport des chevaux et du bétail.

« Le tarif n° 1 classait les marchandises par colis en quatre catégories, en raison de leur poids, savoir ;

c De 5 kilogr. et au-dessous, t De 0 » à 15.

< De 16 » à 25.

«Et de 26 » à 100 et par 100.

« A partir du 15 août, les colis dc«26 à 100 kilogr. furent taxés au poids réel de 10 en 10 kilogr.

< Le produit de ce tarif, pendant les 5 derniers mois, s'éleva à fr. 92,448-22 pour un transport de plus de 80,000 colis.

« Le tarif u° 2 distingue les marchandises en trois catégories.

< La Ire, comprenant principalement les marchandises pondéreuses, telles que les engrais, les matériaux de construction, houilles, métaux et céréales;

(«) On se fera aisément une idée des bénéfices que l'administration pourra retirer du transport des petits paquets et de leur remise à, domicile, par ce seul fait : dans une journée (16 janvier 1810), 123 waggons chargés de marchandises sont passés à travers Malincs, ce qui fait, à raison de 30 fr. par waggon , 3,690 fr. pour le gouvenMOTo.it et 70,110 fr. pour l'administration des diligences» qui retire, dit-on , 600 fr. do port de chaque waggon, s'il est chargé de petits paquets do 1 à 5 kilogrammes.

Page 1