‹ Essai sur la statistique générale de la BelgiqueChapitre 278 sur 328 · I» ACCORDÉS PAR L'ETAT · texte numérisé non relu

I» ACCORDÉS PAR L'ETAT

Anvers,. .

Brabaat

Flandre occidentale. . . .

Flandre orientale

Hainnul

Liégê.

Limbourg

Luxembourg

Namor.

Totaux. . . . 75,568-47

DÉroT» de mendicité. Les lois du pays font défense de mendier : toute personne trouvée mendiant est arrêtée et conduite au dépôt de mendicité, sans préjudice de la peine qu'elle encourt pour ce fait et qui est de trois à sis mois d'emprisonnement. Il existe actuellement dans le Royaume cinq dépôts provinciaux de mendicité; ils sont situés à la Cambre, près de Bruxelles, pour le Brabant; à Bruges pour les deux Flandres; à Hoogstraeten , dans la province d'Anvers pour cette même province; à Mons, pour les provinces de Hainaut, de Namur et de Luxembourg; a Kcckbeim, dans le Limbourg, pour les provinces de Liège et de Limbourg. Ces établissements sont non-seulement des lieux de réclusion pour les vagabonds et les mendiants condamnés; ils offrent encore un asile aux indigents valides et invalides. Il y a en outre les colonies pour la répression de la mendicité, à Wortel et à Merxplas-Ryckcvorsel dans la province d'Anvers, particulièrement destinées aux mendiants aptes aux travaux des cliamps. La population de ces établissements a été comme suit en 1857 et 1839 (i).

La Cambre, 988 1,542 {*)

Bruges. . . , 459 457

Hoogstraeten 259 357

Mons. 576 344

Reckheim 60 225

Colonie de Wortel et Merxplas. MO 576

(i) Pour les années antérieures, voy. notre première édition , page 322.

(t) Lo popvtotion de 1838 était inférieure d'un Mxtèmc Celle augmentation e<H attribuée à In fneililé

Le dépôt établi dans l'ancienne abbaye de la Cambre, offre avec les jardins une superficie d'environ huit hectares; c'est la propriété de la province. Les 1,342 reclus en 1859 se sont divisés en 829 travailleurs, 90 sans occupation, et le reste en vieillards, enfants, infirmes et malades. Les occupations des reclus consistent presque exclusivement en travaux de fabrication. Il s'y trouve deux écoles primaires fréquentées, l'une par 171 garçons, l'autre par 92 filles <jui ont en outre une école de couture. La journée' (l'entretien par reclus coûte 45 centimes. — Le dépôt do Bruges est la propriété des hospices de la ville. Des 437 reclus, formant la population moyenne pendant l'année 1839, 240 étaient valides 'et 197 invalides; 41 étaient employés au' service intérieur, 349 travaillaient aux ateliers et 47 étaient im-

propres au travail. Les décès ont été de 45. La population au l* r janvier de la même année était de 589 reclus : 99 l'étaient par suiie de condamnations; 482 s'étaient présentés volontairement. Les principales occupations consistent, pour les hommes, dans le filage du lin, de la laine et des éloupes , dans le tissage de la toile et des étoiles de laine; pour les femmes, dans les ouvrages ordinaires de leur sexe. — Dans le dépôt établi dans l'ancien château de Hoogstraeten , lès 537 reclus se divisaient en 212 hommes et 125 femmes; 253 individus étaient valides et 84 âgés ou infirmes. Le dépôt renferme une école d'enseignement primaire dont les cours sont suivis par

avec laquelle on admet des indigents dont la place naturelle serait dans les hospices d'iofirmes ou d'incurables plutôt qu'au depél. », , ,

BIENFAIH.OCH, ta'ULJQlii:.

48 enfants des deux sexes. Les principales occupations des reclus consistent en travaux agricoles ou confection d'habillements pour rétablissement; Il y a une boulangerie, une forge, divers ateliers de tailleurs, menuisiers, etc. Le dépôt possède 40 hectares de bruyères qui toutes ont été successivement converties en bois ou en terres labourables et qui donnent actuellement, avec le produit d'une ferme, un revenu d'environ 18,000 fr.; en 1853 ce revenu n'était que de 6 à 7 mille francs. — Dans le dépôt de Mons (344 détenus en 1839), les travailleurs étaient au nombre de 202 ; le prix de la journée d'entretien est de 40 centimes. Il s'y trouve une école. La fabrication, qui naguère était onéreuse à l'institution , commence à produire des bénéfices. — Sur les 223 reclus du dépôt de Reckheim, 169 sont employés dans les ateliers ou pour le service intérieur ; le reste se compose de vieillards, d'infirmes, d'enfants et de malades. Un instituteur est attaché à l'établissement. On y confectionne tous les objets de couchage ; on y fabrique en outre une grande quantité de chaussettes pour l'armée. Le prix de la journée d'entretien est de 58 centimes. — En 1821, une association qui prit le titre de Société de Bienfaisance, fonda chms les bruyères de la Campjnc les deux colonies, de Merxplas pour les mendiants, et de \Vortel pour les familles indigentes qui viendraient librement)' chercher de l'occupation. Le Vuiraenlde Merxplas, susceptible de contenir 4,000 mendiants fut ouvert en 1823. A Wortel, dans les environs de Merxplas, la société fit bâtir 133 fermes destinées à être occupées par des colons libres, et y joignit une chapelle, un presbytère, une école et un logement pour le sousdirecteur; l'ouverture de cet établissement date de 1822. Ces colonies coûtent plus qu'elles ne rapportent : la colonie libre qui, de 4822 à 1850, comptait annuellement 500 à 560 habitants, n'en avait plus en 1859 que 187, et la population du dépôt qui en 1827 s'élevait à 899 âmes, est descendue graduellement jusqu'à 189. La plupart des fermes de la colonie libre étant demeurées inoccupées, la société a pris le parti de les louer. La société est en possession de 1,072 hectares de bruyères, dont environ 250 sont convertis en terres labourables, et valaient, en 1855, 291,400 fr., et dont 362 sont plantés et ensemencés en sapins et valent environ 250,000 francs.

Monts-de-mété. Le nombre des monte-de-

piété est de vingt-deux pour toute la Belgique (î). Leur dotation se compose assez généralement de capitaux appartenant aux hospices, aux bureaux de bienfaisance et aux communes. Les bénéfices sont partagés entre les bureaux de bienfaisance et les hospices. Le mont-de-piétc d'Ostendc forme seul exception; les produits sont versés dans la caisse communale. Voici la désignation des villes où ces établissements se trouvent, avec le taux de l'intérêt : là où le taux n'est pas invariable, ce sont les valeurs les plus fortes qui paient l'intérêt le plus faible.

Anvers .

Matines.

Bruxelles.

Diest. .

Nivelles.

Tirlemont.

Louvain.

Bruges. .

Ostcndc.

Ypres. .

Courtrai.

Gand (a).

S'-Nicolas.

Termondc.

Tournai.

Liège (s).

Verviers.

Huy. . .

S'-Trond.

Namor. .

Dînant* .

Le tableau ci-après, qui

donne le mouvement

des prêts de tous les mouts-de-piété du Royaume pendant la période de 1850 à 4859, constate à partir de 4834, une progression constante dans les prêts.

(i) Précédemment vingt-trois avec celui de Vcnloo.

(*) À Gand, les prêts qui ne dépassent pas 12 francs sont evempls d'intérêts. ,

Ô») A Liège, il psrait que l'ou a résolu de réduite * 10 p. •/„ l'intérêt que l'on perçoit aujourd'hui sur le pied do 1 1,13 et 1b p. •/•.

BIENFAISANCE PUBMQCE.

i <vi

État comparatif des sow.rn.es prêtées sur gages, pendant une période décennale, par les Monts-de-

Piété, dans les provinces de ;

Années.

Anvers.

Brabant.

Flandreoccidentale.

Flandre orientale.

Hainaut.

Liège.

Limbourg. Namur.

Totaux.

Fr C.

Fr C.

Fr. C

Fr <J.

Fr C.

Fr. C

rr. c

Fr. <

mo

i ,W8,a:8-Bi

Page 1