‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 22 sur 107 · PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II

Logos et l'Esprit sont les ministres divins : Ministrat enim ei (Deo) ad omnia sua progenies et figuratio sua, id est Filius et Spiritus sanctus, Verbum et Sapientia (IV, 7, 4). L'Esprit est placé sur le même rang que le Logos; de concert avec lui, il est l'instrument de la création et désigné comme l’une des mains de Dieu ({V, 1, 3) et passages parallèles, ainsi (1, 22, 1) per Verbum et Spiritum suum omnia faciens et disponens et gubernans et omnibus esse praestans.

Nous sommes loin de la force de vie, de la puissance régénératrice que relèvent les passages cités plus haut, nous ne sommes plus en présence d'une qualité où d’un attribut divin, une distinction s'établit dans l'être même de Dieu; nous voyons paraître un être qui subsiste par lui-même, presque une personnalité. C’est lorsque Irénée parle des mains de Dieu, Logos et Esprit, instruments de son activité, qu'il se rapproche le plus de la théologie postérieure, avec cette remarque toutefois, que le saint Esprit ne vient qu'en troisième rang après le Logos, et que comme le Logos est soumis au Père, de même le Saint Esprit est soumis au Logos : Hanc esse adordinationem et dispositionem eorum qui salvantur, dicunt presby ter: apostolorum discipuli, et per hujusmodi gradus proficere, et per Spiritum quidem ad Filium, per Filium autem ascendere ad Patrem; Filio deinceps cedente Patri opus suum (V, 36, 2).

Ces passages offrent un appui pour la doctrine trinitaire avec

des tendances subordinatiennes.

AN ss .

Page 1