‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 30 sur 107 · DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — CHAPITRE II

portance de la liberté quelque cause intérieure, un secret penchant : il y avait certainement une cause extérieure, l'enseignement des gnostiques. Ceux-ci par leur classification des hommes en hyliques, psychiques et pneumatiques, en considérant les premiers comme voués à la tuine et les derniers au salut, indépendamment de leur vie morale et religieuse, établissaient la prédestination dans le plus mauvais sens du mot, la prédestination fataliste. La description psychologique (II, 13, 2 et s.), concernant la formation et les progrès de la pensée peut-être donnée comme un exemple de bon raisonnement et de fine observation. Voici quelle est la marche des opérations de l’esprit: d’abord l’ennoia qui est le premier éveil de l’esprit, son application à un objet donné, puis l’enthymèse, la sensatio, le consilium et la cogitatio, termes qu'il est malaisé de rendre exactement, enfin, le verbe ou la parole, terme du processus et qui exprime le résultat de toute cette élaboration mentale. Si le verbe manifeste l’activité intérieure, le nous en est le principe et comme le support, c’est en lui que s’opèrent ces transformations d'ordre intellectuel.

Pour pénétrer un peu plus loin dans la connaissance de l’homme, il faut envisager le côté de son être qui est tourné vers le ciel, c’est la ressemblance avec Dieu.

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