TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE IH IOI
quoniam homo et quoniam Deus : ut quomodo homo compassus est nobis, tanquam Deus misereatur nostri, et remittat nobis debita nostra quae factori nostro debemus Deo {V, 17, 3). C’est là le centre, le nœud de la christologie d’Irénée. Nous touchons le point vital. Il a besoin d'un être qui, homme, souffre comme les hommes et compatisse à nos douleurs, quomodo homo compassus est nobis; d’un être qui, Dieu, ait pitié, pardonne et guérisse : tanquam Deus misereatur nostri.
Par là, il s'élève bien plus haut que son entourage tout imbu de métaphysique ou de légalisme; il quitte les sentiers de la spéculation pour suivre la voie religieuse, il délaisse un domaine ressortissant à la dialectique pour un domaine spirituel, celui du salut. Après s'être entretenu de la personne du Christ c’est déjà parler de son œuvre.
CDS PTE