‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 72 sur 107 · LE SALUT |PAR LES ŒUVRES · texte numérisé non relu

LE SALUT |PAR LES ŒUVRES

La connaissance, la foi et les œuvres sont étroitement unies; la connaissance est la condition de la foi qui produit les œuvres: credere autem ei (Deo) est facere ejus voluntatem (IV, 6, 5}. Nous arrivons à une thèse beaucoup plus en harmonie avec l'inspiration générale : le croire produit le faire, le croire se confond avec le faire, le pas est court et vite franchi pour arriver à la doctrine du salut par nos efforts.

Croire en Dieu et suivre sa loi sont indispensables au salut : Qui sunt autem qui et tunc semetipsos morti tradiderunt ? Hi scilicet qui non credunt, neque subjiciuntur Deo. Rursum autem qui salvati sunt et acceperunt hereditatem? Hi scilicet qui credunt Deo, et eam quae est erga illum dilectionem custodierunt (IV, 28, 3). La foi et l’action sont donc également indispensables au salut ; il ne s'agit plus ici de l'attitude de l’homme qui saisit purement et simplement le don de Dieu, qui accepte ou rejette la grâce, mais de l’homme qui accepte le bien et l’exécute, ou qui, au contraire, refuse de l’accomplir : "A 'énerôr où navsss ris adric elo! wioeus, DUVAULEVOË te AATAIYEUV KA roûtar rù àyaldv, rai duvapevot ray dnoBxheiy aûrd za pi moroar. (IV, 37, 2).

Le salut va être ramené de Dieu à l'homme, c’est-à-dire qu’il ne consistera pas tant à recevoir un don comme le veut la doctrine de la grâce, qu’à acquérir un salaire — ou une punition pour ceux qui pratiquent le mal. L'Esprit est l'instrument du salut, ceux chez qui il déploie son action sont sauvés : Ea autem quae salvant, ait esse nomen Domini nostri Jesu Christi, et Spiritum Dei nostri (V, 11, 1). La croyance au nom de Jésus-Christ et l'Esprit de Dieu produisant chez le fidèle une activité conforme à la volonté de Dieu sont deux moyens d'appropriation du salut : qui in melius profecerit, et fructum operatus fuerit Spiritus, omni modo salvatur propter Spiritus communionem

(V, ser).

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