L'ÉCRITURE SAINTE ET LA RÉVELATION
On peut affirmer qu'Irénée aurait été partisan de l’inspiration littérale, si cette théorie avait été formulée de son temps. Nous avous vu qu'il accepte et reproduit la légende des Septante; sa hardiesse d’allégorie dans certains passages ne l'empêche pas d’être souvent l’esclave de la lettre ; il s'efforce par exemple de prouver qu’Adam est mort le jour même où il a mangé le fruit défendu afin de mettre d'accord la punition avec la menace « Au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement ». L'Écriture sainte renferme la révélation divine tout entière, aucune partie de ce recueil n’est à mépriser ni à diminuer, il n’y a point d’autre source de la connaissance de Dieu. L’Ancien et le Nouveau Testament sont pénétrés de la même inspiration, il existe entre eux une concordance verbale. Christ a accompli d'une façon littérale ce qui avait été prédit par les prophètes. Le souci de montrer l'accord complet du Christ avec l’institution mosaique le pousse à traiter la question du sabbat. Il trouve que la loi défendait seulement les œuvres visant un intérêt matériel; l'activité du Christ au jour du sabbat n'était pas une infraction à la loi de Moïse, mais plutôt un accomplissement (VAS RE
Les actes coupables des personnes de l'Ancien Testament ne sont pas à imiter, mais il ne convient pas non plus de les blâmer puisqu'ils servaient de figure. Loth et ses filles représentent les deux synagogues, autrement dit l’ancienne et la nouvelle alliance : duae synagogae, id est, duae congregationes Jructificantes ex patre suo filios vivos vivo Deo (IV, 31,2).