‹ Essai sur la théologie d'IrénéeChapitre 86 sur 107 · L'ÉPISCOPAT · texte numérisé non relu

L'ÉPISCOPAT

Les hérétiques professaient deux erreurs principales : l’une concernant Dieu, l’autre touchant l’Église. La divinité se dissolvait dans une sorte de mythologie et subissait une évolution fantastique; la vérité religieuse n'était plus le patrimoine du peuple des fidèles, mais de quelques initiés. Pour fortifier ia saine doctrine, Irénée établit le rôle et l'autorité de l'Église avec une solennité qui se marque dès l’abord de son sujet: ‘H pèv do éxxhnola, xaimep 440 GAne Tis olxouuévne Ews meodtuwy the yñs

dteonzouévn, maoù À Toy drostékwy 44) rwv xeivwy pabrToy raoxha- Godoa Tv ete Eva Beoy miaruv x. t. À. (T, 10, 1).

L'Église est une et universelle, affranchie des barrières de langue ou de nationalité; elle est la seule vraie parce que la seule apostolique; et, puisqu'elle repose sur le fondement des apôtres et des prophètes, elle doit être sainte. Jusqu'à présent l'Église était une institution divine par son origine et humaine par sa composition ; le caractère unique et divin va s'accentuer, la position prise vis-à-vis de l'Église déterminera le sort du fidèle. Pour Irénée, se retirer de l'Église ou se révolter contre l'Église, c'est s'éloigner de Dieu ou se révolter contre lui. La distance n'est pas bien grande à franchir pour arriver au fameux : Hors de l’Église, point de salut.

L'Église, institution divine et sainte, a rencontré des adversaires. Irénée les passe en revue : Juifs, Marcionites, Gnostiques, Ébionites, faux prophètes et schismatiques, tous fau= teurs d'hérésie sont hors de la vérité, c'est-à-dire hors de l'Eglise ! omtnes eos qui sunt extra veritatem, id est qui sunt extra ecclesiam (LV, 33, 7); L'Église a le monopole de la vérité,

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