UNITÉ
Elle va de pair avec l’universalité. Répandue dans le monde, l'Église embrasse tous les fidèles ; l'unité se trouve dans la foi aussi bien que dans l’organisation ecclésiastique. La diversité dans les opinions est une marque d'erreur, l'Église n'a jamais varié dans ses enseignements sur Dieu et sur Jésus-Christ, elle est restée fidèle à elle-même : Ecclesia vero per universum mundum ab apostolis firmum habens initium, in una et eadem de Deo et de Filio ejus perseverat sententia (IT, 12, 7). Et ecclesiae quidem praedicatio vera et firma, apud quam una et eadem salutis via in universo mundo ostenditur (V, 20, 1). Les fauteurs de schismes brisent le corps de Jésus-Christ : xx dix pupds xat vas bYobaus aitlas To uéya xal EvdoËov coua Toù Xotorod TÉUVOVTAS Hal Ôuatoodvrac, 2 Üoov rù x” adroïs, dvarpodvras * propier modicas es libet caussas magnum et gloriosum corpus Christi conscindunt et dividunt, et quantum in ipsis est, interficiunt (IV, 33, 7). Se séparer de l'Église, c’est se séparer de Christ; s'éloigner de l’enseignement ecclésiastique, c’est s ‘éloigner de la foi; ceux qui cherchent le salut en dehors de l'Église sont dans l'erreur, aveugles conduisant d’autres aveugles (V, 20, 2). L'Église est une institution, elle forme un tout apparent aux regards de
chacun. Irénée ne connaît pas la distinction entre l'Église
visible et l'Église invisible. Les sectes ne possèdent point de martyrs, car un martyr est un témoin de la vérité et les seuls membres de l'Église sont dans la vérité. Ce n'est donc que chez elle qu'on trouve des martyrs {IV, 33, 9). Les autres, parussent-ils avoir toutes les vertus, sont en dehors de la vérité. L'Église est la porte par laquelle on entre dans la carrière du chrétien. Y entrer par un autre endroit serait agir à la manière des larrons et des voleurs (IT, 4, 1)
L'idée d'unité est renforcée par la comparaison avec le paradis terrestre, elle est le refuge des fidèles etils n’en peuvent trouver aucun autre : Plantata est enim ecclesia, paradisus in hoc mundo (V, 20, 2). L'hérésie n’est autre chose que l'arbre de la connaissance du bien et du mal dont il suflit de goûter pour mourir.
L'Église est la seule mère légitime des fidèles : qui non participant eum (Spiritum in ecclesia), neque a mammillis matris nutriuntur in vitam, neque percipiunt de corpore Christi procedentem nitidissimum fontem (III, 24, 1); elle engendre des enfants à la vérité plus aisément que l'Écriture sainte : Hanc fidem qui sine litteris crediderunt... propter fidem perquam sapientissimi sunt et placent Deo, conversantes in omni justitia et castitate et sapientia (III, 4, 2). Le salut et la sanctification des âmes qui arrivent à la foi sans la connaissance des écrits sacrés ne laissent place à aucun doute, L'Église n'est pas seulement la mère des fidèles, elle est aussi la nourricière des hommes pieux de l’ancienne alliance : Totoirous rossGurioous àvetofost À SxkÂnoix, rsol &v xaÙ roowtrne onsiv (suit une citation d'Esaie LX, v. 17) IV, 26
L'Église n'est pas un faisceau, une fédération, une collectivité; elle possède une unité foncière et originelle. L'Église est antérieure aux églises, elle est enfin la mère des églises. Il serait faux de dire que les églises forment l'Église, celle-ci est le principe, les autres ne sont que les dérivés. L'Église est la racine
2 ANSE : RSR < se des églises : : Adtæ DV! TS Exxdns ia, SE We nca Ssynxsv xANn Six Ty . . > LL SE à TR: PA ET > S + ROYAV AÔTAL QWVAÏ TH UNTIOT0ASUS TOY TS RATS dialrxns rolmoy
(TT, 12, 5). La notion vraie de l'Eglise atteint une réalité surnaturelle et métaphysique.
Eglise par excellence se composait à l’origine du col-